Mack Daddy de Penelope Ward

13 février 2017

Voilà encore une très belle histoire de Penelope Ward, qui n’impressionne guère au départ. La couverture suggère une romance légère avec un beau gosse de service et une intrigue toute simple sur la rencontre d’une institutrice et d’un père d’élève mais c’est bien plus complexe que cela. C’est souvent le cas avec cette auteure même si, ici, tout est un peu trop prévisible, du moins dans un premier temps. C’est le seul vrai reproche qu’on peut faire à cette émouvante histoire de seconde chance.

Mack est bien le père d’un élève de Francesca. Mais, il n’est pas vraiment un inconnu. Ils ont passé plusieurs années auparavant pas mal de temps ensemble puisqu’ils ont partagé le même toit en tant que colocataire. Ils n’ont pas vraiment eu de liaison mais leur histoire s’est arrêtée brutalement et plusieurs années après, ils conservent tous les deux un goût d’inachevé, l’impression dérangeante que tout n’a pas été dit entre eux. Au moment de leurs études, Mack était en couple et quand il réapparait dans la vie de Francesca, c’est elle maintenant qui vit avec un homme. C’est comme si leur relation semblait toujours se heurter à un obstacle. Et il y en aura beaucoup dans ce roman avant qu’ils se retrouvent.

Cela commence donc très simplement et le reste est du pur Penelope Ward. Elle raconte une histoire d’une grande banalité au départ qui est celle de retrouvailles d’un couple qui a failli exister autrefois. Mais elle le fait avec une sincérité, une simplicité qui sonne très juste et c’est précisément cela qui touche le plus. Mack et Francesca pourraient exister. Ce qui leur arrive à de rares exceptions près est parfaitement envisageable. Mack est un atout énorme dans ce roman. Il fait partie de ces héros de plus en plus nombreux qui assument leurs sentiments et ne sont pas du tout les hommes alphas ou dominateurs que l’on peut croiser dans la romance. C’est lui qui fait ici le premier pas et va tenter de conquérir Francesca qui n’est pourtant pas disponible. Ce n’est pas choquant ni un vrai triangle amoureux. Mack abat ses atouts – il en a beaucoup – et joue pour gagner. Mais c’est un homme sensible, amoureux, un papa un peu perdu face à fils qui souffre d’angoisses assez profondes. Il touche beaucoup. Francesca, elle aussi convainc totalement. Et puis, comme cela devient de plus en plus fréquent chez cette auteure, les relations entre les héros sont totalement franches et sincères. Pas de mensonges, de non-dits, de secrets qui séparent stupidement et artificiellement les héros. cela prouve qu’on peut faire de la romance subtile où il se passe beaucoup de choses sans recourir à de vieilles ficelles.

Le seul petit reproche que l’on peut faire à cette jolie histoire est qu’elle ne réserve pas tellement de surprises et que l’on comprend vite ce qui a séparé les deux jeunes gens longtemps auparavant. L’autre est que les courts flashbacks qui nous font comprendre ce que Mack et Francesca ont partagé manquent de subtilité et que l’humour un peu lourd de l’auteure est assez inhabituel. Cela devrait apporter de la légèreté mais cela n’atteint pas trop son but. Nous dirons simplement que cela change de registre de façon un peu radicale.

Mais en dehors de cela, la justesse des mots, la facilité avec laquelle l’auteure fait évoluer son intrigue, les mille petits détails qui font une bonne histoire sont bien présents et emportent l’adhésion. Jonah, le fils de Mack, joue un rôle assez discret dans cette histoire, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Mais il est intéressant ce petit garçon blessé par la séparation de ses parents.

Si on regarde les résumés des derniers livres de Penelope Ward, seule ou avec son amie, Vi Keeland, on est frappé par certains points de similitudes, notamment la présence d’enfants au milieu du couple de héros, mais malgré tout, l’histoire prend totalement son autonomie à chaque fois. Penelope Ward le prouve encore une fois ici. Son histoire est bien celle de Francesca et Mack, tout simplement et elle est très réussie.

  • 9/10
    - 9/10
9/10

Résumé

They called him Mack Daddy. No, seriously, his name was Mack. Short for Mackenzie.

Thus, the nickname. Perfect, right?
So was he: perfect. The perfect physical male specimen.

At the private school where I taught, Mack Morrison was the only man around in a sea of women.
Everyone wanted a piece of the hot single father of the sweet little boy. I was riddled with jealousy, because they didn’t know that—to me—he was much more.
They didn’t know about our past.
He’d chosen my school for his son on purpose, because Mack and I, we had unfinished business.

As my friend Lorelai so eloquently put it: “Unfinished business between two people who are clearly attracted to each other is like an eternal case of blue balls.” And I was suffering in pain from my case.

I was still intensely attracted to Mack. I tried to resist him, immersing myself further into a relationship with another man just to protect my heart.
Not to mention, getting involved with a parent was strictly against school rules. But seeing Mack day in and day out was breaking me down.

And soon I might be breaking all the rules.

Wrap Up

  • 9/10

Pros

Cons

No Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.