Night Shifts Black de Alyson Santos

27 mars 2016

night shifts blackUne fois n’est pas coutume, ce roman qui semblait fort attirant avec un résumé séduisant, ne tient pas toutes ses promesses. En plus, l’auteure a vraiment tenté d’innover, de ne pas suivre les codes habituels du genre, ce qui est courageux mais elle ne convainc pas vraiment et c’est bien dommage.

L’écriture n’est pas en cause mais il s’agit plutôt de la construction du livre qui pose problème et de ce que l’auteure veut mettre en avant. Tout commence de façon très classique et pendant presque la moitié du livre, l’histoire se déroule de façon assez traditionnelle, mais c’est intelligent, et plutôt bien vu. Callie, l’héroïne va se trouver un beau jour en face d’un homme qui agit étrangement dans le café où elle vient régulièrement. Il semble fasciné par une chaise qui se trouve là, comme si il y voyait un fantôme. Cette attitude l’interroge et l’apitoie, au point qu’elle va faire l’effort au bout d’un moment de venir à la même heure, tôt le matin, pour le rencontrer. Les premiers chapitres se déroulent au fil de ces rencontres. Ce passage est vraiment très intéressant car, Callie va littéralement apprivoiser Luke et découvrir qui il est . Passons sur le fait que comme dans beaucoup de romans mettant en scène des célébrités, les héroïnes ne les connaissent pas, semblant vivre sur une planète tellement lointaine qu’elles ne sont au courant d’aucun ragot et ne savent pas quand un drame arrive à une personne célèbre… Callie ignore tout de qui est Luke et de ce qui l’afflige. Elle va finir par le découvrir.

L’auteure avait déjà fort à faire avec cette idée, cela occupe d’ailleurs près de la moitié de son livre mais elle va soudain un peu changer de cap, réarranger son histoire de telle manière que Luke n’est peut-être pas le héros que l’on croit. Le souci c’est qu’il a pris déjà une large place dans l’histoire et le voir reculer au second plan n’est pas très crédible, pas plus que de donner une place si importante, un autre homme que l’on a quasiment pas vu avant à ce moment de l’histoire. Il est plus fade que Luke, ce qui est dramatique pour un héros.

L’idée n’est pas forcément mauvaise mais l’auteure ne convainc pas vraiment avec ce twist et échoue à le mettre en place. Notre intérêt décline alors rapidement, surtout que l’histoire se préoccupe soudain bien plus de la vie du groupe de rock auquel appartenait Luke que d’une quelconque romance.

C’est vraiment dommage, l’histoire a un certain charme, se met en place de façon excellente mais perd vraiment de l’intérêt dans une seconde partie qui ne passionne guère. Il reste à voir si l’auteure peut faire mieux. Le thème de la dépression et de la gestion de la culpabilité étaient prometteurs au départ.

Le résumé:His name is Luke. But nobody knows that. He was a celebrated musician before he gave up music. But nobody knows that either. They also don’t know he’s twenty-seven, that he used to have an infectious laugh, and that he’s way too young to be widowed. They certainly don’t know the rest of his tragic story. All they know is that he comes into their café at the same time every morning and stares at the same chair at the same table. They know he’s strange. They know he interrupts their breakfast with a cold blast of air as he hovers in the doorway, mustering the courage to confront a piece of furniture. No one asks why. No one cares. He’s fine with that. He’s done with life. This isn’t even his story anymore. It’s actually Callie’s, the young writer who sat in his chair one day.

Wrap Up

  • 5/10

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