Héroïnes de romance, sexe et féminisme

Au début de l’année 2016 est sorti Hard Boy de Helena Hunting. Le succès a été immédiat. Il est le coup de cœur de nombreuses lectrices, il a déclenché des tonnes de rires et est signalé comme très sexy. Je suis beaucoup plus réservée sur le roman lui-même, mais là n’est pas le sujet. Je me suis interrogée sur la raison pour laquelle les lectrices trouvaient ça si drôle et bien fait, sur les raisons du succès. Si l’on se fie aux commentaires des lectrices, l’héroïne est formidable. En fait, si on analyse le personnage, qu’est-ce qui en ressort ? Eh bien, elle se comporte comme un homme et objective le héros. Cette héroïne affirme tranquillement et sans complexe qu’elle aime le sexe. La toute première scène est d’ailleurs une scène de masturbation, interrompue, comble de l’humour, par la mère de l’héroïne elle-même. Le ton ne changera pas d’un iota. L’héroïne est fascinée par le sexe énorme du héros qui est d’ailleurs réduit à cela puisque la plupart du temps, il est désigné par des surnoms qualifiant la taille du monstre. Je vous épargne les détails, mais nous sommes dans un renversement de la vision habituelle, du moins de celle que…

Le Choix de RBM : Les livres de la semaine du 26 juillet

Comme la semaine dernière, peu de livres français pour moi, par manque d’offre! Il sort les nouvelles de Valéry K. Baran et Emily Blaine, issues du recueil publié en mars au moment de Livre Paris. La critique est déjà sur le blog pour chacune d’elle. Il en reste quelques-unes, comme celle de Cécile Chomin ou d’autres, encore, sur lesquelles je me pencherai certainement.   Donc, comme d’habitude beaucoup de vo! Les sorties sont nombreuses et alléchantes avec une recrudescence de romantic suspenses notamment, des suites intéressantes et des auteurs que j’aime beaucoup. Cette auteure est un auto-buy pour moi; Lauren Layne signe des romances légères et sans prétention, très classiques mais réussies. ici, la rencontre entre une wedding-planner et le frère de la future mariée.             Broken Prince est le tome deux d’une trilogie de deux auteurs Elle Kennedy et Jen Frederick. Le résumé est mystérieux, j’attendrai peut-être le trois annoncé en octobre pour commencer cette série.                 Encore deux auteurs associées, Chelle Bliss et Brenda Rothert pour une romance dans le milieu politique avec deux héros d’un bord différent, donc ennemis.            …

La romance peut-elle se passer d’une fin heureuse?

Peu à peu, les codes de la romance sautent. Il n’en reste plus guère, sauf peut-être le HEA, Happily Ever After en anglais, c’est à dire la fin heureuse ou le « tout est bien qui finit bien ». Et encore… Plusieurs romances sont sorties ou ont défrayé la chronique ces derniers temps, ouvrant la porte à d’autres, qui ne respectent pas ce principe apparemment intangible. C’est le cas de plusieurs romans adaptés au cinéma ces dernières années, par exemple. Ils se terminent par la mort d’un des protagonistes. Car, en effet, si la romance dévie de cette règle bien établie, ce n’est pas pour voir l’histoire d’amour finir par une infidélité ou de la routine quotidienne, mais bien à cause de la mort de l’un, voire des deux personnages. Seule la mort les sépare, et encore, ce qui reste un grand classique des histoires sentimentales qui ont émaillé la littérature depuis longtemps. En effet, jusqu’il y a peu, il n’y avait guère de doute que les histoires d’amour finissaient mal en général (comme le dit si bien la chanson). Regardez du côté de Roméo et Juliette, Héloïse et Abélard, Tristan et Iseult… À part dans les contes de fée…

Petit Bilan des RITA Awards 2016

Il y a quelques années ce moment de l’année était un des plus importants pour les auteurs de romance. Pendant quelques jours, chaque année dans une ville différente des Etats-Unis, les auteurs de romance se retrouvaient pour plusieurs jours de dédicaces, conférences, séminaires et surtout la remise de prix qui sont encore considérés comme les plus prestigieux de la romance. Sur le modèle des oscars, en mars, sont annoncés les nommés et à l’issue des quelques jours de convention, le nom des vainqueurs dans les différentes catégories sont révélés. Ils reçoivent alors le fameux RITA, une petite statuette lors d’une soirée de prestige. Il existe même une double compétition. À côté des auteurs déjà édités professionnellement, concourent des auteurs amateurs, à la recherche d’une chance d’édition. Pour terminer cette présentation, rappelons que les auteurs s’affilient à cette association des auteurs de romance américains et ont, dans, chaque état, un « chapter » c’est à dire une antenne de l’association. Le petit ( ou gros) problème des RITA est justement là: de nombreux auteurs révélés depuis 2011 ou 2012 n’ont que faire de cette vénérable institution et ne s’affilient pas, pipant donc les résultats de façon notable. Ils l’étaient déjà avant, reconnaissons-le, puisque…

A new day, a new life, a new blog…

Voilà quelques jours que ce nouveau blog est le lieu principal où retrouver mes chroniques ainsi que celles de Terry et Phalusia. Il est sans doute temps d’en expliquer la cause et de dire ce qu’il sera.   Tout d’abord, ce blog existe surtout parce qu’il est plus fonctionnel, plus simple d’utilisation pour nous mais aussi parce qu’il n’a plus la dimension généraliste que le site Bluemoon avait. Celui-ci continuera à exister parce que c’est une base de données immenses, avec des milliers de chroniques qui sont encore d’actualité. Il avait été créé à un moment où il y avait très peu de sites de ce genre, où la romance n’était pas aussi lucrative et courue. Il m’a permis à titre personnel énormément de choses et je garderai toujours un souvenir reconnaissant à tous ceux, nombreux, qui avaient contribué à le faire naître et vivre. Bluemoon n’est pas mort mais vive RBM ou romance Bluemoon, tout de même!   Alors que pourrez-vous trouver sur ce blog tout neuf? Et bien, essentiellement ce qui a fait l’essence de Bluemon ancienne formule, c’est à dire des chroniques….Pas très original, n’est-ce pas? Oui, mais c’est ce que je fais encore de mieux et…

Spot on … La série Off-Campus de Elle Kennedy

Voilà le genre de série qui prouve que la comédie romantique a de beaux jours devant elle et que reprendre les clichés énormes de la romance avec un réel talent d’écriture est loin d’être une perte de temps. Elle Kennedy est une auteure expérimentée déjà, auteure de très nombreux livres depuis des années et elle se penche ici sur le NA avec un grand talent. On sent la maîtrise de son écriture, son plaisir à écrire des scènes classiques, mais avec humour et sensualité. En un mot, ça marche totalement et même si vous n’êtes pas des adeptes du NA, tentez votre chance avec cette série, elle le mérite ! Alors de quoi et de qui est-il question ? Nous sommes dans une série NA avec des héros jeunes et encore à l’université pour la plupart. Chaque roman est indépendant, avec des couples de héros différents, rencontrés précédemment et faisant partie du même groupe d’amis. Les trois premiers tomes ont été achetés par Hugo&cie et paraitront entre juillet et novembre 2016. Pour la suite, il faudra attendre, le prochain tome en vo sort en septembre 2016. Les héros masculins sont tous des sportifs et Elle Kennedy va jouer largement sur…

La série littéraire ou l’art de presser le citron

Il y a quelques années, la série littéraire n’existait pas du tout dans le paysage littéraire français. Comme dans d’autres domaines, tout a changé avec la parution de Harry Potter ou de Twilight. Soudain, de bons gros livres n’étaient pas forcément la fin d’une histoire, mais un épisode. L’interêt a été très vite compris : capter un lectorat avide de lire la suite, qui attendra avec frénésie , si on lance la promo comme il faut, la sortie du second tome et des suivants, tout en relançant la vente du premier…Voilà de quoi faire rêver éditeurs et auteurs. Ce n’est pas vraiment un phénomène nouveau, de grands noms de la littérature d’antan (mais la plupart n’avaient pas la notoriété ni le respect qu’on leur porte aujourd’hui) ont fait leur carrière ainsi. Eugène Sue écrit Les Mystères de Paris à la ligne, Dumas, Balzac et Hugo travaillent également comme ça. Cela avait déjà la même fonction : captiver un public « abonné », et si l’on perd quelques adeptes en cours, on en récupère aussi donc le calcul demeure très intéressant. En même temps que la New Romance a débarqué sa stratégie commerciale. Cette New Romance n’a rien inventé, elle a…