Fugitive -1- d’Axelle Auclair

9 novembre 2020

J’ai découvert Axelle Auclair, comme beaucoup, grâce à Secret Défense d’Aimer et elle m’a valu quelques moments gênants lorsque je pouffais de rire dans les transports en lisant sa trilogie. Alors quand j’ai vu qu’elle sortait une duologie cette fois, dans un milieu militaire cette fois mais qu’elle privilégiait aussi l’action et qu’elle utilisait sa grande connaissance de l’armée française pour une intrigue plus complexe, j’ai foncé. Et j’en ai pris plein les yeux.

Nous voilà embarqué aux côtés de Gaël, un commando marine sur une frégate qui part de La Réunion pour une longue mission en mer. C’est lui, pour une large part dans ce premier tome, qui va nous raconter l’histoire. Gaël a la mauvaise surprise de découvrir qu’on lui a collé une mission particulière, puisqu’il va devoir surveiller les faits et gestes d’une prisonnière dont il ne sait absolument rien. Il ne sait même pas d’ailleurs si elle est une prisonnière mais sa présence à bord est secrète. Gaël n’aime pas trop ce genre de mission et nounou, ce n’est pas ce qu’il préfère. Mais il n’a pas le choix. La jeune femme, Léthé, est en effet fort mystérieuse, se révèle peu et ce n’est pas ce pseudo énigmatique qui le renseigne. Les voilà embarquer sur la frégate et obligés à se côtoyer.

Je n’en dirai pas plus, parce que l’histoire est plus complexe que cela et à la fin de ce tome, on comprend bien qu’il y a de nombreuses pistes qui s’ouvrent, plutôt inattendues. Il est impossible en commençant le roman de deviner exactement où Axelle Auclair nous emmène. Je connaissais son humour, Secret Défense d’Aimer avait prouvé amplement qu’elle excellait dans ce domaine. Je savais qu’elle maîtrisait à fond le milieu militaire français, elle le montre une nouvelle fois. Je me doutais qu’elle était capable de ficeler une intrigue brillante et là, j’en ai eu la confirmation.

Son objectif est ambitieux. Nous voilà sur la frégate avec Léthé et Gaël. Les descriptions, le vocabulaire, le quotidien sur le navire sont si bien évoqués qu’on est avec eux. Pourtant, elle ne nous épargne pas en nous distillant ce vocabulaire au fil des pages. Cela devient un support de son humour. Vous verrez qu’il ne faut pas prononcer le nom d’un animal à grandes oreilles sur un bateau… pardon… un navire de l’armée. Et évidemment ce n’est qu’un tout petit exemple. On suit leur quotidien, rigoureux, confiné (le mot à la mode…) et on découvre une attraction qui se développe entre Gaël et Léthé. Là aussi, c’est à la fois réaliste et charmant. Réaliste parce qu’il n’est pas concevable qu’une idylle commence dans ces conditions et pourtant quand elle est là, on y croit. C’est progressif, bien amené, très joli.

Il y a quelques personnages secondaires parfaitement campés notamment les collègues et amis de Gaël, mais également les supérieurs, tout le personnel à bord.

Et il reste beaucoup de mystères à éclaircir, d’autres terrains à explorer que la frégate. La fin du roman, qui n’est pas la fin de l’histoire vous en donne un avant-goût. J’ai hâte de connaître la suite.

Axelle Auclair a beaucoup d’audace parce qu’elle explore une forme de romance militaire que j’ai rarement lue. Souvent, on préfère axer sur la romance, loin de l’action qui n’est pas un écrin favorable aux histoires d’amour comme on aime les lire. Là, on est à la fois au coeur de l’action quotidienne, sur les terrains de manœuvre mais aussi sur ceux de guerre. Les rebondissements arrivent toujours à point nommé et ne sont pas faciles à deviner. Bref, c’est très bon !

One Comment

  • Evenusia 9 novembre 2020 at 13 h 12 min

    Chouette, chouette, chouette ! je me tâtais à le lire, maintenant je suis convaincue. J’adore les histoires qui se déroulent en milieu militaire, on en a peu je trouve.

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