Where the Blame Lies de Mia Sheridan

3 mars 2020

Mia Sheridan s’essaie ici au romantic suspense de façon plutôt habile, sur un thème qu’elle a déjà effleuré dans un livre précédent. En effet, dans Most all of you, le héros avait été détenu et abusé par un criminel et nous le retrouvions bien es années plus tard. Il était question de résilience plus que de l’affaire criminelle elle-même. Ici, elle va se pencher sur les suites d’un acte identique mais avec un vrai fond d’enquête.

Josie Stratton a été enlevée à l’page de dix-neuf ans et détenue pendant près de dix mois par un homme. Puis, elle a réussi à s’échapper et son abuseur s’est suicidé. Huit ans ont passé et Josie s’est reconstruite tant bien que mal; Elle garde un grande souffrance comme on peut s’en douter d’autant plus qu’elle a eu le temps de tomber enceinte d’accoucher d’un petit garçon pendant sa détention. Elle vit dans une maison assez isolée et tente de retrouver un sens à sa vie. Pourtant, cette sérénité va être brisée la découverte du corps d’une jeune femme détenue dans des conditions étrangement similaires à celles de Josie. Entre en scène alors Zack Copeland, policier de la ville où vit Josie. Il a suivi en tant que jeune flic la libération de Josie et est resté marqué par cette histoire. Il va bien évidemment reprendre contact avec Josie.

A-t-on à faire à un copycat ? Qui connaît assez bien le dossier pour suivre le même chemin que le criminel qui a fait tant de mal à Josie ? Le romantic suspense est très classique, pas trop mal ficelé même si certains détails sont assez peu cohérents. On a du mal à imaginer que la police locale reste en charge, seule, d’une telle affaire et la police scientifique est bien discrète mais dans l’ensemble, la vérité met longtemps à se dessiner et il faut faire tomber bien des voiles avant d’avoir le fin mot de l’histoire. De ce point de vue c’est plutôt réussi.

J’ai en réalité été un peu déçue par le couple très classique du romantic suspense formé par Josie et Zack. Oui, il est touché par ce qui est arrivé, oui, il la trouve jolie mais on passe trop peut e temps sur eux pour être totalement convaincu de leur idylle. Josie, malgré son passé très douloureux n’est pas aussi touchante qu’on pourrait le croire. Elle est résiliente, en reconstruction, les fréquents retours dans le passé qui nous racontent son calvaire… tout cela devrait suscité plus d’émotion. Mais ce n’est pas vraiment le cas et j’ai du mal à expliquer pourquoi. Josie est presque trop lisse pour cela peut-être.

C’est un roman qui permet de montrer que Mia Sheridan a d’autres cordes à son arc et qu’elle sait vraiment raconter une histoire, travailler son intrigue. Mais je ne suis pas totalement convaincue. Un second tome dont on comprend l’utilité quand on a terminé ce livre sort très bientôt. Il faudra voir ce que cela donne.

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