In Five Years de Rebecca Serle

11 mars 2020

J’ai adoré ce roman… jusqu’à la fin ! Avant d’expliquer ce qui m’a gênée, revenons sur ce livre intéressant qui pousse à la réflexion.

Dannie vit à New York et exerce exactement le métier qu’elle voulait faire. Elle est avocate. Elle habite exactement où elle le souhaitait : à Manhattan et elle a des projets pour continuer à y vivre dans un appartement encore plus somptueux. Elle a exactement l’homme qu’elle veut dans sa vie. Il est raisonnable, riche, beau, respectueux et détail qui tue (ou pas !) il n’a même pas mauvaise haleine le matin. Bref, tout va pour le mieux pour elle. Nous sommes en 2020, elle souhaite continuer ainsi bien sûr, mais alors que son copain vient de la demander en mariage, elle fait, la nuit d’après un rêve où elle se découvre cinq plus tard. Et non seulement ce songe est d’un réalisme inhabituel mais elle a visiblement radicalement changé d’objectifs… et de fiancé.

Dannie n’est pas du genre à perdre son esprit cartésien et elle doute de vouloir jamais être celle qu’elle a entrevue cinq ans plus tard. Elle décidera de ce qu’elle veut faire. Tout le roman va alors raconter ce qui se passe dans ces années où elle va évoluer, avec autour d’elle, ses amis, son fiancé, celle qui compte beaucoup dans sa vie, Bella. C’est sa meilleure amie dont les choix de vie sont aux antipodes des siens. Mais elles s’adorent.

Je ne vous révélerai évidemment pas ce qui se déroule et quelle est la valeur de ce rêve. Le chemin n’est pas totalement celui qu’on pouvait prévoir et c’est sans doute le grand message du livre. Pas facile de choisir tous les détails et les tournants de son existence même si on est très organisé, comme Dannie. Il est également beaucoup question d’amitié et de priorité.

Bref, le cheminement de Dannie, son évolution (qui ne change pas en cinq ans ?), sont passionnants à suivre. Cela rend la fin d’autant plus décevante, non par les choix que l’auteure fait mais par ces non-choix, peut-être. On reste un peu pantois devant la rapidité de la fin et sa vague incohérence avec ce qui a précédé.

En tous cas, Rebecca Serle a une plume et des choses à dire. Les quatre-vingt dix pour cent du roman le prouve. Et puis, peut-être aimerez-vous ce qu’elle a conclu de tout cela, contrairement à moi !

No Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.