Park Avenue Player de Vi Keeland et Penelope Ward

28 octobre 2019

Je reste une inconditionnelle de ces deux auteures même si à lire le résumé, bien regarder la couverture et même à suivre l’intrigue, on retrouve leur patte, leur marque de fabrique. Alors, oui, elles écrivent la même histoire mais avec talent et en se renouvelant subtilement.

Notre héros, comme souvent, est un homme d’affaires new-yorkais, Hollis LaCroix. Il va rencontrer l’héroïne lors de ce scènes dont les auteures ont le secret : Elodie va avoir un accrochage avec la voiture de Hollis. Cela commence par la rencontre avec un homme riche et arrogant et une jeune femme atypique qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. C’est très banal dans la romance et dans leurs livres. Elodie est en plus l’héroïne qu’on n’aime pas en général : elle est belle, plaît aux hommes, avec sa chevelure blonde et sa poitrine opulente. Tout cela Hollis le remarque, tout comme Elodie note qu’il est très bel homme. Quelques jours plus tard, Elodie qui exerce un emploi pas très épanouissant décide de devenir baby-sitter et va répondre à une annonce qui la conduit auprès de qui… la nièce de Hollis dont il a la garde… Tout cela est téléphoné, un peu maladroit mais le livre prend quand même et va être particulièrement bien mené.

Tout commence par le rire, parce que Hollis et Elodie ne s’épargnent pas, ils sont parfaitement à égalité dans leurs échanges. Il n’y a pas de vraie méchanceté parce que tous deux se plaisent et cela se sent ; les blagues autour de leur attraction ne sont pas toujours très fines mais cela fonctionne. On se laisse embarquer dans cette relation qui avance et et finalement bien plus subtile qu’il n’y paraît. Hollis a une situation personnelle qui l’a rendu très méfiant avec les femmes. Elodie aussi. Il y a pas mal de personnages secondaires qui apportent une réflexion très intéressante sur la maladie et la fin de vie. L’intrigue a l’habituel twist auquel nous ont habitué les auteures.

Tout cela est donc bien fait, enlevé, très contemporain, dans les thèmes abordés avec des personnages haut en couleurs bien au-delà des héros eux-même. La nièce de Hollis, du haut de ses onze ans est très crédible. Et je pourrais en citer bien d’autres. Enfin, cerise sur le gâteau, il y a une scène désopilante autour de Pixy, la petite chèvre qu’on suit depuis Cocky Bastard.

Bref, Vi Keeland et Penelope Ward exploitent à merveille leur talent et cette veine qu’elles maîtrisent si bien. Un très bon moment de lecture.

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