L’autre héritière de Lauren Willig

24 août 2019

J’ai découvert Lauren Willig il y a plusieurs années alors qu’elle écrivait des romans historiques très réussis, flirtant avec la romance. Chacun des livres racontaient les aventures de jeunes gens pris dans des jeux d’espionnage au moment des guerres napoléoniennes en Angleterre. Depuis, elle a continué à écrire dans cette veine et ce livre, s’il s situe dans une autre période, rappelle un peu ses tout premiers ouvrages.

Nous sommes en effet dans les années vingt en Angleterre ou la jeune Rachel Woodley revient précipitamment lorsqu’on lui annonce que sa mère est gravement malade. Gouvernante en France, elle va revenir malheureusement un peu tard et alors qu’elle règle les affaires de sa mère, découvrir que son père qu’elle pensait mort est bien vivant t qu’il est, de plus, un riche aristocrate. Bouleversée et en colère, elle prend la décision de l’approcher coûte que coûte, et trouve pour cela l’aide d’un journaliste mondain, Simon, un proche de la famille de son père. Celui-ci a refait sa vie et elle se découvre une demi-sœur et un demi-frère.

On retrouve dans ce livre tout ce qui fait le charme de ces romans historiques où le contexte est parfaitement reconstitué et l’histoire très romanesque. Nous nous trouvons dans les année vingt en pleines années folles en Angleterre, au milieu d’un aristocratie qui s’ennuie beaucoup et qui est véritablement en fin de vie. Le monde des fêtes assez débridées, du Londres de cette époque est très présent et cela fonctionne à merveille. Le décalage entre ce monde privilégié et le contexte d’après-guerre est très bien mis en valeur. Nous sommes un peu entre Downton Abbey et une atmosphère à la Agatha Christie.

Rachel, qui est devenue Vera pour s’introduire dans ce milieu qui n’est pas le sien, est intéressante. Elle se coule assez facilement, peut-être trop, pour la vraisemblance d’ailleurs, dans son rôle, escortée par un Simon, débordant de charme et un peu mystérieux. Quel intérêt réel a-t-il à l’aider dans son but ? À lui permettre de faire partie de toutes les fêtes, de rencontrer des personnes qu’elle ne devrait pas fréquenter ? Ce n’est pas très compliqué à deviner, mais les secrets commencent à se révéler peu à peu et la vérité à apparaître. L’auteure réussit à nous réserver quelques surprises.

C’est une lecture plaisante, assez légère, malgré la gravité de certains propos. Cela va parfois un peu vite, c’est un peu trop facile mais on ne s’ennuie pas une seconde et on est totalement plongé dans le Londres des années vingt des chapeaux cloche, des coupes à la garçonne et des fume-cigarettes.

Lauren Willig a beaucoup écrit récemment. Nul doute que je vais explorer sa backlist avec le plus grand intérêt.

No Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.