Surface d’Olivier Norek

17 juillet 2019

Une fois n’est pas coutume, je fais une petite incursion dans le roman policier. Avec un auteure très populaire qu’on ne présente plus. Olivier Norek est un ancien flic qui avait habitué ses lecteurs à des enquêtes de banlieue, il retourne aux sources, les siennes, en choisissant de situer son intrigue dans l’Aveyron avec une héroïne particulièrement attachante, une flic défigurée lors d’une opération.

Je ne suis pas une spécialiste de cet auteur mais je lirai d’autres livres de lui, c’est certain. Tout est particulièrement bien ficela, notamment l’intrigue qui se lance lentement mais finit en feux d’artifice, avec une série de révélations que je n’avais pas forcément vu venir. Mais la force du roman est aussi ailleurs, notamment dans le portrait des différents personnages dont l’héroïne, Noémie Chastain, envoyée se remettre au vert après avoir pris une décharge de plombs dans le visage, ce qui lui a laissé des marques graves. Noémie ne se reconnaît, a changé psychologiquement aussi et débarque dans l’Aveyron avec une mission : mesurer l’utilité de ce commissariat rural et envisager sa fermeture au profit de la gendarmerie. Et si une enquête se présente, ce qui a peu de chance de se produire, travailler à élucider l’affaire. Or voilà justement qu’un cadavre réapparaît mystérieusement et que des disparitions d’enfants reviennent dans les mémoires.

On se passionne pour ce petit coin de terre et sur les différents thèmes abordés par l’auteur. Il y a évidemment ces fermetures de commissariats pour des raisons budgétaires, la concurrence avec la gendarmerie, ces petits villages qui n’ont pas vraiment de chance de continuer à exister, sans atout économique.

Noémie va peu à peu se laisser happer par l’ambiance du lieu et de nombreux personnages secondaires se dressent autour d’elle. Ils sont dépeints avec humanité et il est très facile de suivre leur vie, leurs déboires, leurs fautes… La liste serait longue mais petite mention spéciale pour Hugo de la fluviale parisienne et pour Picasso, un pauvre chien à la gueule aussi cassée que sa maîtresse.

Une enquête rondement menée avec des éléments très réalistes qui viennent de l’expérience d’Olivier Norek dans la police, un contexte riche, très présent, qui rend très attachant tout ce petit monde. Une vraie bonne lecture qu’on dévore rapidement.

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