The Girl He Used To Know de Tracey Garvis Graves

14 avril 2019

La question que je me pose maintenant que j’ai terminé ce livre est la raison pour laquelle je n’ai pas lu les autres romans de cette auteure depuis l’excellentissime Une Île. D’ailleurs, je vous invite à la redécouvrir. cette histoire, traduite en français il y a quelques années est une formidable histoire d’amour inhabituelle, mêlée d’aventures.

L’histoire de ce dernier roman n’a pas grand-chose à voir sauf que l’on retrouve cette plume incroyablement forte et talentueuse, capable de tout communiquer. Il monte crescendo et nous fait nous attacher à Annika, une jeune étudiante au début des années 90. Elle a péniblement commencé ses études universitaires après avoir bien failli tout laisser tomber. Annika est ce que l’on appelle une fille bizarre, aux réactions différentes des autres, ce qui l’isole terriblement et la rend parfois victime de mauvaises blagues voire d’actes cruels gratuits. Évoluer dans un monde qu’elle ne connaît pas bien, nouveau, est incroyablement difficile pour elle et elle est sur le point de tout laisser tomber lorsqu’elle s’inscrit au club d’échecs de la fac et trouve un intérêt à y rester. C’est là qu’elle rencontrera plus tard Jonathan, qui va changer sa vie.

Le départ est un peu lent et je ne suis entrée que progressivement dans l’histoire qui se déroule à deux dates différentes. Une partie se situe au début des années 90, à la fac, la seconde, dix ans plus tard, alors que Jonathan et Annika se retrouvent un peu par hasard et que l’on comprend qu’ils n’ont pas pu concrétiser leurs projets d’étudiants ni maintenir leur liaison. Le récit expliquera pourquoi. Et plus les pages passent, plus on se demande ce qui s’est passé tout en s’attachant au portait de deux héros. On comprend vite qui est Annika et d’où proviennent ses difficultés sociales. Mais les voir la gêner quotidiennement est poignant, tout comme les efforts considérables qu’elle fait pour les dépasser et essayer de rentrer dans la case où les autres veulent qu’elle soit. Tous, sauf Jonathan. Oh, il n’est pas parfait, se trompe parfois sur elle, renonce parfois mais sa patience, son amour pour elle, lumineux, tendre et pur est magnifique. Ils sont tous es deux profondément attachants. Cela donne à réfléchir aussi à de nombreuses choses : la différence, ce que les proches, parfois par amour, imposent, l’ignorance pendant une très longue période de ces pathologies mentales mal comprises, sous-estimées donc jamais prises en compte. On comprend aussi peu à peu pourquoi l’histoire, notamment ses deux parties sont situées un peu dans le passé.

La dernière partie du livre est absolument spectaculaire, d’une rare intelligence, poignante et pleine de suspense. Annika s’y révèle différente. Ce n’est pas l’amour qui sauve tout, c’est elle, qui par amour, cherche à changer et va trouver des ressources insoupçonnées autour d’elle. C’est beau, fort, émouvant, bien trop rapide tellement c’est bon !

Il faut lire ce livre et découvrir la magnifique histoire de Jonathan et Annika, loin des clichés. Ne vous laissez pas arrêter par le début un peu calme et plus classique. Il est nécessaire pour bien comprendre qui ont Jonathan et Annika et ce qui leur arrive. Quant à Tracey Garvis Graves, je sais que je la suivrai avec plus d’attention que je ne l’ai fait récemment car c’est une conteuse merveilleuse.

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