Love, Again de L.P. Dover

12 avril 2019

L.P. Dover écrit depuis quelques année de romances très mignonnes mais qui manquent tout de même de substance. Ce roman ne déroge pas à la règle et si ce n’est pas désagréable, le côté facile et les problèmes qui s’arrangent miraculeusement, interrogent.

Aubrey est donc réalisatrice à Hollywood. Quand nous la découvrons, elle mène une vie qui semble lui convenir totalement. Elle a trente-deux ans et déjà des récompenses nombreuses dont un Oscar. Elle est très amie avec une actrice, elle a devant elle une riche carrière et des projets. Il va alors se produire quelque chose dans sa vie qui la pousse à e pencher sur son passé, à s’interroger sur ses choix, notamment celui d’abandonner son amour de jeunesse, Cole. Elle est originaire d’une petite bourgade rurale du Midwest aux antipodes de Los Angeles et de sa vie actuelle. Elle décide de mettre alors sa vie entre parenthèses et de réaliser quelques-uns de ses rêves, histoire de prendre un peu de recul.

Tout cela est intéressant et intelligent, sauf qu’après tout va être assez terne et très, trop facile. Parmi ses regrets, il y a le fait qu’elle a décidé de laisser Cole derrière elle pour réaliser son rêve hollywoodien. On ne comprend vraiment pas pourquoi quand on lit leurs retrouvailles, dix ans plus tard, on saisit mal comment ce couple a pu accepter de se séparer. On ne dirait pas non plus que tant d’années se sont écoulées. L’enjeu n’est pas du tout leur réconciliation mais la seconde chance qu’ils décident de se donner sans tenir compte de leurs projets d’avenir. Ce n’est pas désagréable à lire, les deux héros sont attachants, surtout Cole, qui a beaucoup souffert.

Les péripéties qui suivent sont sympathiques, terriblement prévisibles et semblent tomber à pic pour arranger tous les problèmes de nos héros, tout comme l’intrigue secondaire que vont partager l’amie actrice et… le frère de Cole…

C’est la romance que l’on aime parce que tout est bien qui finit bien et les amoureux séparés pour une raison qu’on finit par oublier se retrouvent et tout s’arrange au mieux. C’est aussi sa faiblesse parce que c’est vu et revu, que cela manque singulièrement d’intensité et repose sur des facilités. À vous de voir si cela suffit, pour moi, c’est un peu jute tout de même.

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