Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi

7 janvier 2019

Voilà une auteure et un livre qui n’ont pas besoin d’être présentés. Ce roman qui parle à tout le monde et sa grande force a déjà rencontré des milliers de lecteurs et, comme beaucoup, j’ai été touchée par l’intelligence du propos et son universalité.

Parce qu’il est question d famille, de deuil, de petits chagrins, de grands malheurs, du bonheur, de sa construction, de la vie tout court dans ses misères et ses splendeurs. Tout cela à travers l’histoire de Pauline.

Elle traverse une période difficile de sa vie, Pauline. L’amour de a vie, son mari, Benjamin l’a quittée. Pas pour une autre, pas après d’horribles disputes qui font que la séparation est un soulagement. Non, cela lui est tombé dessus comme une grosse masse et le roman commence sur un moment bien douloureux, celui d’un anniversaire de mariage auquel Benjamin ne viendra pas bien entendu.

Virginie Grimaldi enchaîne alors des chapitres très courts qui nous promènent entre différents modes de narration. Il y a ceux qui parlent de la situation présente : Pauline qui en est encore à la phase de déni du deuil de son couple. Mais il y a également les lettres qu’elle adresse à Benjamin pour lui rappeler qu’il est impossible qu’il ait cessé de l’aimer. Elle a cette idée délicieuse de lui rappeler leurs moments de bonheur. Ce thème du désamour dans un couple est très fort parce qu’il touche à tellement de choses : sa confiance en soi, le deuil, la résilience…

Puis, au fil du livre, il y aura d’autres lettres, d’autres personnes, mais je n’en dis pas plus pour ne pas déflorer l’histoire. Non pas que le scénario soit essentiel, c’est le message qui compte au final, mais le cheminement personnel de Pauline est passionnant et profondément touchant. Comme nous découvrons l’histoire essentiellement du point de vue de l’héroïne, nous découvrons toutes ses fêlures, ses fragilités, ses failles. Finalement la séparation d’avec Ben n’est que la partie émergée de l’iceberg. Pauline grandit, évolue, fait son deuil de certaines parties de sa vie. C’est justement ça, la vie, ordinaire (mais extraordinaire aussi parce que c’est la sienne), avec ses hauts et ses bas, sa famille qui agace parfois mais qu’on adore parce qu’on en a qu’une.

Ce livre est profondément humain et parle à tout le monde, forcément. Il y a des mots très beaux, très justes. On rit et sourit aussi, puis on est ému parce que ça a un écho profond en nous. J’ai été touchée plusieurs fois car certaines problématiques me concernent et d’autres, moins fortes pour moi, ouvrent pas mal de perspectives. Bref, un excellent moment de lecture plus profond qu’il n’y paraît et d’une humanité nécessaire.

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