The Truth About Lies – The Truth Duet – 1 d’Aly Martinez

18 septembre 2018

Aly Martinez écrit souvent des duos de romans, ce qui lui permet de développer des intrigues plus complexes et plus approfondies. Il y a aussi toujours une dimension suspense dans ses livres. J’ai eu du mal à entrer dans ce premier tome à vrai dire et je n’ai vraiment été captivée que dans la seconde partie du livre quand on commence à comprendre que tout est plus complexe qu’il n’y paraît. Le titre est d’ailleurs très révélateur : il est beaucoup question de mensonges et de vérités, de la façon dont on s’arrange avec celle-ci.

Tout commence par un prologue assez éprouvant où le héros, Penn, reçoit un choc terrible. Nous comprenons qu’il a perdu sa femme dans des conditions horribles. Nous le retrouvons quelque temps plus tard, sur le point de devenir un employé à tout faire dans un immeuble d’un genre un peu particulier. Il s’agit d’une série d’appartements abritant des prostituées, managées par une jeune femme, Cora. Elle est la veuve d’un homme issu d’une famille de criminels. S’il ne l’était pas lui-même, il a été assassiné à cause de cette famille qui a gardé la main sur Cora. Depuis, elle s’occupe des prostituées, de leur santé, de leur bien-être autant que faire se peu. Elle a aussi sous son aile deux ado. Cora est une sorte de sainte qui se donne corps et âmes pour ces femmes et s’oublie totalement. Elle prépare pourtant sa sortie de ce milieu. Voilà le début du roman, la situation telle qu’on nous la présente. Penn débarque, avec son frère, dans cet immeuble. C’est un homme qui ne s’est jamais remis de son veuvage, triste et sombre.

Il suffit pourtant qu’il entraperçoive Cora pour que son intérêt sincère s’éveille. J’ai eu du mal à croire à cette idylle qui commence comme ça, aussitôt, d’autant plus que ce sont des personnages malmenées par la vie, méfiants pour un grand nombre de raisons, très valables. L’auteure n’est pas parvenue à me convaincre. Cora est un peu agaçante aussi dans sa façon d’appréhender les choses, toujours tellement dévouée que ça devient ridicule.

Mais peu à peu, l’auteure lâche des indices; montre que les choses sont bien plus compliquées qu’il n’y paraît. une sensation de danger, d’urgence, commence à naître car Cora a bien des secrets (Penn aussi) et est sous le regard curieux des frères de son mari décédés, très loin d’être bienveillants. Que cherche-t-elle ? Qu’attend-elle pour fuir ? Que fait Penn ici ?

En même temps, leur idylle se développe, douce et drôle. Cora est l’incarnation de la résilience et tombe un peu plus pour Penn tous les jours qui veut absolument la protéger. Si l’histoire n’est pas follement crédible, elle est jolie et sensuelle.

La fin du livre est par contre palpitante, redistribuant les cartes comme on pouvait s’y attendre et donnant envie de lire la suite, ce que je ne manquerai pas de faire.

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