La belle des Salines – Héritiers des Larmes – 2 de Penny Watson Webb

8 mai 2018

Avec ce second tome, Penny Watson Webb poursuit une passionnante saga historique entre Bretagne et Normandie à la fin du Moyen-Âge. Nous avions découvert deux personnages masculins, Conan et Pierre. C’est au tour du second d’avoir son histoire. Conan et Pierre avait été pris dans les guerres qui ont opposé les deux régions et ont souffert durement. Pierre de Flouville y a gagné une réputation de guerrier impitoyable, cruel. Nous allons le découvrir sous un autre jour ici.

Nous sommes en réalité dans un vrai second épisode de la saga et mieux vaut avoir lu le premier livre si l’on veut suivre l’intrigue générale. Car, Pierre a perdu lors de cette guerre, celle qu’il aimait. La cruauté de cette perte l’a marqué à jamais. Il a promis depuis de rester chaste à sa fiancée. Il va être confrontée à Aziliz, issue d’un milieu bien plus modeste que lui. Elle a été élevée en fait avec la demi-sœur de Conan, le héros précédent, pour des raisons que je vous laisse découvrir. Les ennemis de Conan vont trouver une jeune femme bien vulnérable en la personne de Aelig cette fameuse demi-sœur.

Je n’en dis pas plus car il s’agit d’une vaste fresque t il vaut mieux que vous découvriez les rebondissements par vous-mêmes. J’ai retrouvé avec un grand plaisir la plume de cette auteure qui écrit les meilleures romances historiques françaises. J’ai été frappée par la qualité de l’évocation de cette fin du Moyen-Âge et par son aspect si complet. Tout y passe, depuis les relations du royaume de France avec le reste de l’Europe notamment la brillante Italie, la cohabitation difficile du duché de Normandie et de Bretagne que nous avions déjà vue dans le premier opus. Et bien entendu, la vie des gens de cette époque dans ces régions océanes. C’est riche, détaillé juste ce qu’il faut et cela va bien au-delà de la romance, qui honnêtement avait un riche potentiel et est un brin sous-exploitée, mais j’y reviendrai. Quoi de plus natuel alors que de voir un métier caractéristique de cette région? Le travail du sel est celui d’Aziliz et de sa famille. Elle est saunière et là aussi, c’est très intéressant. J’ai trouvé cette évocation passionnante et remarquablement simple à comprendre alors qu’il y a énormément de détails. La construction du roman contribue vraiment à cette clarté, ainsi que l’écriture.On apprend vraiment beaucoup sur les impôts, notamment sur celui sur le sel, la gabelle et sur une multitude de détails.

Ma petite pointe de déception est que j’aurais aimé voir plus Pierre et Aziliz. Pierre a un passé terrible, son choix de chasteté est tout à fait digne de la chevalerie. Aziliz est une femme active, solide et ils forment un couple touchant et fort. j’aurais voulu le voir encore plus ensemble. Mais honnêtement, c’est déjà très bien.

Les personnages secondaires sont nombreux et tous parfaitement dépeints. J’accorderai une petite mention à Aelig, toute jeune, et dont l’histoire et très touchante. Elle fera une parfaite héroïne avec un certain jeune homme !

Si vous aimez les romances historiques, celles avec un contexte riche, fouillé sans être ennuyeux, il faut lire cette saga.

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