Speed Way de Pascale Stephens

5 mars 2018

J’aime beaucoup les romances avec un vrai contexte, fort et maîtrisé et dans ce livre qui n’est pas parfait, c’est exactement ce que vous pouvez trouver. Je ne suis pas une fan absolue de compétitions de moto, loin de là, mais le danger, l’adrénaline qui accompagnent ce sport font une très bonne toile de fond à une histoire d’amour. Je n’ai pas totalement été convaincue, c’est vrai mais j’ai suivi avec plaisir les aventures sentimentales et autres de Clémence et Nathaniel, alias, Clem et Nate.

Clem, au début du livre, vient de perdre l’amour de sa vie et son complice sur les circuits. Josh est mort dans un accident, la laissant seule et sans but et elle va accumuler les malheurs jusqu’à quasiment sombrer. Elle va finir par revenir au monde de la compétition et retrouver un autre pilote qu’elle apprécie très peu, Nathaniel McAfee. Séducteur, arrogant, il n’a guère été sympathique avec elle jusqu’alors, remettant en cause sa capacité à exercer le métier de pilote. Mais Nathaniel n’est peut-être pas celui que l’on croit et elle va apprendre à la découvrir.

Comme je le disais en introduction, le premier point positif est l’excellent contexte de la compétition de moto GP. J’ai appris à cette occasion beaucoup de choses, car je ne suis pas vraiment fan de sport et de celui-ci en particulier. On suit pas mal de courses et de moments que passent les pilotes sur leur engin et dans les stands et cela semble très crédible. Je ne sais pas s’il est réellement possible pour une femme de concourir avec des hommes mais cette idée est plaisante à lire ! Le contexte est intéressant, très bien maîtrisé,tellement qu’on sent bien que l’auteure domine son sujet et n’a pas choisi de situer son histoire dans ce milieu par opportunisme.

L’histoire est très centrée sur l’héroïne, Clem. C’est celle de la remontée vers la vie d’une jeune femme que la vie a brisée mais qui ne baissera jamais les bras. Après le deuil, elle réintègre le milieu de la moto. Plus que la compétition, c’est l’amour de ces machines qui la sauve et évidemment sa redécouverte, sous un autre jour de Nate. Il prend la parole régulièrement dans le livre mais il semble un peu en retrait; amoureux depuis longtemps de Clémence, il n’a pas su lui parler, lui faire comprendre et il a beaucoup de chemin à parcourir. Il est écossais, comme son nom l’indique et l’auteure joue un peu facilement sur le charme pourtant suranné du kilt mais c’est un détail ! Le couple est très sympathique, leur amour mignon, leur relation équilibrée. Cela fait du bien de lire ce genre d’histoire.

Je n’ai pas été totalement convaincue par l’évolution de l’intrigue cependant et si la première partie m’a beaucoup plue, la seconde traîne un peu en longueur avec des rebondissements qui sont à la fois prévisibles et peu originaux. La très vilaine rivale prête à tout pour anéantir le bonheur des autres, les révélations  qui changent l’opinion qu’on peut avoir d’un personnage, tout cela semble un peu facile et ralentit l’intrigue plus qu’autre chose. N’oublions pas la coïncidence extraordinaire que notre héroïne choisisse de se déraciner pour aller vivre à quelques kilomètres du héros par pur hasard…

Le style de l’auteure est agréable même s’il y a quelques tournures et expressions un peu désuètes.

Malgré ces quelques défauts, l’impression générale reste bonne. On sent un vrai potentiel pour raconter une belle histoire d’amour, une approche personnelle des thèmes classiques de la romance. C’est toujours très agréable de pouvoir identifier ainsi une auteure et non pas retrouver pour la énième fois un intrigue très banale donnant une impression de déjà lu. Je suivrai ses prochaines parutions avec intérêt.

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