Sex, Not Love de Vi Keeland

17 janvier 2018

Voilà une auteure qui n’a plus grand chose à prouver et qui revient avec une très jolie histoire comme elle sait les écrire, très contemporaine, et en dehors du fait qu’elle a tendance à construire ses romans de la même façon, il y a quelque chose de vrai, de très sincère dans cette histoire qui touche profondément. Les personnages de Vi Keeland ressemble à des amis qu’on pourrait croiser, qui essaient de faire au mieux et ont une façon très contemporaine d’aborder leur vie.

Hunter et Natalia vont se rencontrer car sa meilleure amie épouse le meilleur pote de Hunter. Tous deux ont une histoire pas simple avec les relations amoureuses. C’est Natalia que nous entendons dans la plus grande partie du roman. C’est donc surtout son point de vue qui est exposé. Et elle a eu pas mal de soucis depuis quelque temps. Son ex mari est en prison pour escroquerie et elle s’est retrouvée avec sa fille ado en charge. Izzy n’a plus de maman déjà, traverse une période difficile de sa vie à l’âge ingrat. Sacré cocktail pour Natalia. Hunter est apparemment un dragueur invétéré comme on en croise pas mal dans la romance. Il est très cool, aisé, et il ne cherche pas du tout une relation sérieuse. Comme le dit le titre, il ne veut que du sexe, pas de l’amour. Natalia qui est encore très traumatisée par ce qu’elle a appris sur son mari a bien du mal à faire confiance à un homme et hésite. Puis, elle hésite encore.Tous deux ont très réussis, parfaitement définis psychologiquement.

Le début de l’histoire est délicieux et simple, tout repose sur des dialogues savoureux entre les deux héros. Hunter drague, plus ou moins finement, fait comprendre sans ambiguité à Natalia qu’elle lui plaît. Elle hésite, craque lentement mais sûrement. En réalité, tout cela est très classique chez Vi Keeland qui maîtrise cela à la perfection. Le tout sonne très juste car cela reste naturel, simple. Et comme toujours, les choses se compliquent un peu. On sait vite que Hunter a ses propres raisons de chercher des relations temporaires, les infos arrivent lentement par des flashbacks. Hunter prend la parole aussi plus longuement à la fin du roman.

Mais la différence avec d’autres romans de Vi Keeland c’est qu’elle a un peu changer le ton général de son roman. C’est moins une comédie romantique qu’une romance contemporaine abordant des sujets de notre société. Elle en traite beaucoup, avec de nombreux détails. La romance prend une dimension bien plus profonde et intense. Il y a la façon dont Natalia s’est investie auprès de sa belle-fille, une ado. Elles forment une curieuse petite famille qui fonctionne plutôt bien, rappelant que les liens familiaux ne sont pas toujours obligés d’être biologiques. Le thème de la maladie est abordée aussi notamment. Je n’en dirai pas davantage pour ne pas dévoiler l’intrigue mais c’est fin, poignant et pose pas mal de questions que l’on peut avoir dans notre propre vie. Et tout est comme ça, concernant la confiance, l’engagement, les rapports fraternels, le premier amour…

La façon dont les héros se rencontrent et se voient compte aussi beaucoup. Ils vont se rencontrer aux mariages de leurs amis, puis vont les suivre à des moments importants. Hunter vit à Los Angeles et Natalia sur la côte est. Un difficulté supplémentaire pour ce couple qui est présenté dès le départ comme profondément opposé.

Tout doucement, l’air de rien, Vi Keeland entraîne dans son histoire. Elle amuse, sait émouvoir profondément par moment et quand on referme le livre, on a l’impression qu’elle n’a jamais autant montré de maîtrise et d’assurance.C’est une histoire très complète, qui est au top dans tous les domaines. Vi Keeland est une incontournable de la romance aujourd’hui et si elle utilise souvent le même déroulement d’histoire, elle sait en changer subtilement les angles.

 

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