The Sins That Bind Us de Geneva Lee

23 novembre 2017

Si vous connaissez les livres de Geneva Lee, vous serez sans doute surpris par ce roman plutôt différent de ce qu’elle a déjà écrit. Si je n’ai pas eu de coup de cœur, l’histoire est belle et émouvante, avec très peu de scènes érotiques, il faut le signaler. L’auteure, dans une sorte de préface souligne que l’histoire qui porte sur l’addiction est sensible pour elle et c’est sans doute cela qui donne le ton du livre.

Faith élève seul son petit garçon qui est sourd. Elle a un passé lourd d’addiction et l’on comprend que cela a brisé sa vie à un moment ou un autre. Elle assiste à des séances réservés aux addicts et va y rencontrer un homme, un dénommé Jude. Il est séduisant, lui aussi en proie à pas mal de problèmes aussi; Faith qui vit replié sur elle, sa petite fille et sa grand-mère qui souffre de la maladie d’Alzheimer a rayé les hommes de sa vie. Elle est très occupée par a vie , surtout à joindre les deux bouts et économiser pour appareiller son petit garçon.

L’histoire est un peu simple au départ et on pense savoir ce qu’il va arriver. Faith est très ébranlée par Jude, par la séduction qu’il dégage et surtout son extrême gentillesse. Il est tout de suite adorable avec son fils, avec elle. Jude est là, visiblement très attirée, elle est seule, a beaucoup souffert. Elle va progressivement céder. Je n’en dis pas plus mais les choses sont peut-être moins simples qu’il n’y paraît. Faith a une sœur jumelle, Grace, qui ne vit plus auprès d’elle. Plus on avance dans le roman, plus l’histoire s’éclaircit. Des flashbacks permettent de revenir à une époque où les deux sœurs vivaient encore en semble chez leur grand-mère.

Franchement, l’histoire est bien mené. Jude est mystérieux à souhait car elle ne parle pas du tout dans ce roman. Seule Faith raconte ce qu’elle vit et c’est elle qui nous décrit Jude. C’est peut-être un peu le problème. Jude est très lisse pendant une grande partie du roman. Il est gentil doux, beau, compose des chansons… On comprend que Faith craque mais il reste un peu loin de nous et les émotions passent finalement peu. De la même façon, Max, le petit garçon de Faith est peu exploité. C’est un bambin adorable, de quatre ans, dont la surdité touche en pleine cœur car les faibles revenus de sa mère empêche qu’il reçoive les soins nécessaires. Faith est touchante aussi et a visiblement beaucoup souffert.

C’est un livre agréable, qui accroche l’attention car on attends de voir tomber toutes les incertitudes et aboutir toutes les pistes. Il manque ce petit plus qui fait complètement basculer du côté du coup de cœur. Cela montre aussi une autre facette du talent de Geneva Lee.

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