Love Deal d’Alfreda Enwy

3 octobre 2017

Si vous lisez le pitch de ce roman d’Alfreda Enwy, vous aurez sans sans doute l’impression d’être en terrain connu, sauf si vous débutez dans la romance New Adult. Eren est un sportif au sein d’une grande université américaine, Duke, très connue pour son équipe de basket. L’héroïne, Poppy est moins flamboyante. Sportive elle aussi, elle élève sa fille de quatre ans, tant bien que mal. Les temps sont durs. Et quand Eren a besoin d’une fausse copine à présenter à sa famille, il va proposer un deal à la jeune femme : l’accompagner pour un week-end à Paris contre monnaie sonnante et trébuchante. Bref, nous voilà avec les ingrédients les plus typiques de la romance NA : un sportif, une jeune femme ordinaire et courageuse que la vie a malmenée et le contact de ces deux mondes.

Vous avez l’impression d’avoir déjà lu cette histoire ? Moi aussi. Plusieurs fois et c’est un peu un croisement d’une romance de  Monica Murphy et d’Elle Kennedy. Ce qui est le plus étonnant dans ce roman est le sport, que je ne connaissais personnellement pas, exercé par Poppy, le roller derby. Pour le reste, c’est une histoire que j’ai lue et relue. Ce n’est d’ailleurs pas forcément le problème car je continue à apprécier des romances NA avec des sportifs mais ce qui me séduit maintenant c’est lorsqu’elles introduisent quelque chose de nouveau ou que la qualité de l’écriture m’emporte.

Dans le cas de ce roman, cela ne s’est malheureusement pas produit. L’histoire se lance laborieusement et il faut près de la moitié du livre avant qu’enfin Eren réussisse à conduire Poppy à Paris. C’est longuet, les dialogues sont assez convenus, les personnages aussi. Eren est le sportif typique, séducteur, qui rigole bien au milieu de sa bande de copains. C’est un peu un golden boy mais il a tout de même ses petites fêlures. Il est confronté à une jeune femme qui ne s’en laisse pas compter malgré la différence sociale et de rôle. Eren est fort sympathique mais pas plus et il lui manque des répliques cinglantes, un vrai second degré. Les personnages secondaires sont eux aussi très habituels : les copains d’Eren, grandes gueules et vivant parfois une petite intrigue secondaire, les amies de Poppy, elles aussi dans un rôle qu’on connaît. Il y a également « la poupée » de Poppy, sa petite fille, rigolote, certes, mais là aussi j’ai lu bien mieux.Je me suis finalement peu attachée à ce petit monde.

On lit le déroulé de leur histoire sans aucune surprise. La seconde partie est toutefois un peu plus animée, quand Eren et surtout Poppy finissent par céder à leur évidente attraction. On peut enfin avancer. Personnellement, je me suis globalement ennuyée mais je suppose que si on adore ce schéma ou qu’on n’a peu lu de romances NA, on peut y trouver son compte.

L’écriture ne m’a pas non plus totalement convaincue. C’est assez plat et quand ça l’est moins, cela peut être très lourd. Quelques phrases sont assez atterrantes d’ailleurs. Plusieurs points m’ont également agacée comme le fait que le contexte américain soit largement survolé. Le basket n’apparaît que dans quelques scènes et, parfois, les informations sont tellement rapidement collectées qu’il s’agit, pratiquement au mot près, de phrases tirées d’articles de Wikipedia, comme celui sur l’université de Duke, par exemple.

J’ai donc été globalement déçue, j’attends plus d’un NA maintenant et là, le compte n’y était pas.

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