Forever Right Now d’Emma Scott

21 octobre 2017

Je lis tous les livres d’Emma Scott et à chaque fois, je suis saisie par l’émotion et la simplicité trompeuse de chacune de ses histoires. Par leur intelligence également. Chacun de ses romans est indépendant même si elle fait parfois des clin d’œil à d’autres de ces ouvrages. C’est le cas ici mais nul besoin d’avoir lu quoi que ce soit pour profiter de ce petit bijou.

Comme souvent dans les livres d’Emma Scott, les deux héros vont se croiser alors qu’ils n’auraient sans doute pas dû se rencontrer et se sauver mutuellement, sans le vouloir, sans l’avoir même envisagé. Darlene est une ancienne droguée qui a fait un peu de prison à cause de cela et surtout une overdose qui a failli lui coûter la vie. Depuis plusieurs mois, elle est sobre et tente de recommencer à zéro. Elle vit à New York et comme elle stagne dans cette ville, la voilà qui s’envole pour San Francisco, diplôme de masseuse en poche et avec le projet de reprendre son activité favorite, la danse. Sawyer, le héros est un jeune homme à l’avenir prometteur tout au début du roman, jusqu’au moment où une fille, un coup d’un soir vient déposer chez lui, une tout petit bébé, sa fille, dit-elle. Le futur avocat se retrouve papa avec presque une année à terminer dans ses études. Sa vie va basculer. Ce qui va les réunir est qu’ils vont partager la même maison victorienne, ces bâtisses si célèbres de San Francisco. Darlene est lumineuse, joyeuse pleine d’espoir d’une nouvelle vie alors que Sawyer élève depuis quelques mois alors sa petite fille, Olivia et essaie en même temps de réussir le rêve de sa vie, devenir procureur général. Il a une raison bien à lui de faire cela, un compte à régler avec la justice. Sa vision est simple au départ mais elle va évoluer.

Cette histoire est superbe et très émouvante. Elle montre une fois de plus l’immense talent d’Emma Scott et sa capacité à insuffler toute une série d’émotions dans ses écrits. La relation que Sawyer entretient avec sa toute petite fille est un modèle du genre. C’est un papa aimant tout simplement. Elle joue moins avec le côté hyper sexy d’un homme qui s’occupe d’une petite fille qu’avec les difficultés d’un parent isolé qui a dû rapidement s’adapter. Sawyer a un côté sombre, taciturne, tendu aussi qui touche beaucoup et d’autant plus quand il laisse tomber un peu ses murs et montre ce qu’il éprouve. Il est difficile de dire pourquoi, mais certaines phrases qu’il prononce, son intense dévotion pour la petite Olivia, le sérieux avec lequel il envisage son rôle dans la vie de sa fille et en toutes choses touchent au cœur. Darlene l’est tout autant. Elle est en reconstruction et porte le fait qu’elle a été une addict comme un fardeau qui lui collera à la peau toute sa vie. Mais son optimisme, son côté lumineux sont le contrepoint parfait du sombre de Sawyer.

L’histoire est trompeusement simple. Oui, on se doute où l’intrigue va aller mais il y a pourtant le petit twist nécessaire pour captiver. Et puis, c’est aussi une jolie leçon de vie, sur les apparences, sur les certitudes, sur le fait que tout n’est pas noir ou blanc. C’est Sawyer qui va l’apprendre. Les héros ont aussi un côté imparfait, ils commettent des erreurs, ils nous ressemblent. Cela aide à les comprendre.

C’est la romance dans ce qu’elle fait de mieux : émouvoir, donner de l’espoir, permettre à des gens qui le méritent de trouver le bonheur et l’amour, parfois dans le compromis.

Emma Scott écrit superbement a un talent qui s’affirme à chaque livre. Je les lis à chaque fois avec un plaisir renouvelé.

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