Lust – Vegas Nights – 2 de Emma Hart

15 septembre 2017

Voilà une très agréable surprise avec ce roman qui marie très bien un sujet assez grave et pas très amusant avec une jolie comédie, plutôt délicieuse. Le mélange n’était pas évident et l’auteure s’en sort vraiment bien. Pourtant Emma Hart ne réussit pas toujours ses livres. Mais là, elle a trouvé le bon dosage.

Parlons tout de suite de ce qui peut gêner. L’héroïne est une prostituée à Las Vegas. Vous ne la verrez pas du tout dans le cadre de son métier sauf dans la toute première scène qui ne donne pas un clair aperçu de ce qu’est le livre. Perrie n’est sans doute pas non plus représentative du genre de vie que mène une prostituée. Elle en a fait un métier est indépendante et n’a visiblement jamais été confrontée aux aspects les plus horribles du métier. De plus, dans le roman, elle cesse d’exercer son métier très vite. Donc, ce n’est pas follement réaliste mais Emma Hart le sera le plus souvent possible.

La prostituée dans la romance est souvent une jeune femme sans expérience qui est contrainte à vendre son corps et fait passer le bonheur des autres avant le sien. C’est également souvent l’objet de débats avec le héros qui « pardonne » à l’héroïne de se comporter ainsi. Ce n’est pas le cas du tout ici et ça fait du bien. Perrie a des raisons personnelles et que le roman révèle pour être devenue prostituée. Le héros connaît bien ce milieu puisqu’il fait partie de la police de Las Vegas et est en charge de l’arrestation des prostituées qui racolent dans les casinos ou les bars. Eh oui, à Las Vegas, c’est interdit et ce sont les prostituées qui sont poursuivies. Adrian est dans le cadre de ses fonctions quand il arrête Perrie qui va bêtement lui laisser comprendre ce qu’elle fait. Quand elle craque en mentionnant qu’elle a une petite fille, Adrian se laisse attendrir. Il a lui-même un fils qu’il élève seul et d’autres raisons de prendre en pitié Perrie. Très vite, il va lui proposer de l’aider à arrêter les prostituées. Pour Perrie, ce n’est pas vraiment un choix ni une partie de plaisir d’aider la police à pourchasser des collègues. On se demande un peu pourquoi Adrian n’est pas capable de faire son métier seul mais peut-être a-t-il repéré quelque chose chez Perrie d’ores et déjà.

Commence alors une romance très jolie, très tendre entre Perrie et Adrian. Le ton est totalement réussi. Perrie n’a pas la langue dans sa poche et une vision de la vie forgée par les difficultés. Elle en a bavé,  a perdu beaucoup de monde autour d’elle. Elle vit avec Lola, sa petite fille et fait face. Elle ne se laisse pas faire, n’a pas la langue dans sa poche et malgré les circonstances, elle ne va pas du tout paraître soumise ou faible face à Adrian. Lui aussi est attendrissant en père qui élève son fils seul. Il a un grand cœur, a beaucoup souffert lui aussi. Leur relation est amusante, jolie et fraîche. Les deux enfants jouent un grand rôle dans cette histoire. Car dès qu’ils vont se rencontrer, ils vont devenir les meilleurs amis du monde et forcer leur parent respectif à se rapprocher. Ils sont amusants, apportent encore un peu de légèreté à cette histoire qui a un fond qui ne l’est pas du tout.Ce sont deux grands atouts du livre.

L’intrigue ne manque pas d’intérêt non plus et ne porte pas du tout sur les fonctions d’Adrian au sein de la police. Il est bien plus question de l’avenir de Perrie et des rapports avec sa famille notamment son frère. Son père est un membre éminent de la nuit de Las Vegas et est souvent aux limites de la loi. Perrie a rompu avec lui et les a perdus de vue.

Enfin, ne vous fiez pas à la couverture qui semble suggérer d’intenses scènes érotiques. Il y a en a très peu et elles sont relativement sages. Le roman flirte plus avec la comédie romantique qu’autre chose.

Le frère de Perrie est le héros de la première histoire de la série. On l’aperçoit dans ce livre mais il n’est pas nécessaire de l’avoir lu pour profiter de cela. Par contre, cela donne envie de le découvrir.

C’est un joli roman, bien écrit, avec deux héros charismatiques et forts. L’histoire elle-même est simple mais on tourne les pages pour voir encore une blague de Lola ou Zac (le fils d’Adrian) ou lire une dialogue enlevé entre Perrie et Adrian. Très agréable lecture!

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