Alex in Wonderland – Twisted Fairytales – 1 de Max Monroe

16 août 2017

Mauvaise pioche que ce roman, sans grand intérêt pour moi, qui surfe de façon assez maladroite sur l’image du milliardaire dominateur. Le résumé semblait original et bien fait. Au final, c’est un roman assez insipide que j’ai mis beaucoup de temps à terminer.

L’idée était bonne. Wonderland est une société que dirige le héros, Matt. Il s’agit en réalité d’une compagnie chargée de réaliser tous les désirs de riches clients, légaux ou non. Cela peut être trouver des femmes pour une soirée à effacer les dettes fiscales de riches résidents de Los Angeles. Le caractère  souvent illégal des actions de Wonderland oblige Matt à être très ferme, très en contrôle et impitoyable. Le souci va arriver en la personne d’Alex qui lors d’une fête d’anniversaire où elle porte un costume de lapin, elle dérobe son paquet de cigarettes à un collaborateur de Matt. Le souci c’est qu’au même moment se déroulait une conversation sensible. Matt est immédiatement sur le qui-vive : qu’a-t-elle entendu et que peut-elle faire de ces informations ?

Matt aurait dû se rassurer très vite, Alex n’est pas très futée et n’a rien entendu vraiment. Dans le doute, toutefois, il décide de garder la jeune femme sous ses yeux. Elle lui plaît, en plus, ce qui justifie ce traitement inhabituel. Matt est un dur qui règle différemment ce genre de problèmes d’habitude.

L’intérêt du roman s’arrête là. Wonderland est une bonne idée qui n’est qu’assez peu exploitée dans le livre au profit d’une intrigue ( le mot est un peu fort d’ailleurs) autour du couple formé par Matt et Alex. Là on tombe dans le très classique : Matt est un dominant qui va séduire et faire tourner en bourrique Alex. Elle est la jeune femme naïve qui n’en croit pas ses yeux quand elle découvre les dessous de Wonderland. Ce qui ne l’empêche pas de rester. La façon dont tout cela est mené laisse parfois songeur. Sans trop spoiler, la scène où Matt propose une place dans Wonderland en lui proposant en premier lieu de se prostituer, pour terminer par lui offrir un poste de serveuse est ridicule à souhait. Quant à Alex… ce n’est pas l’ampoule la plus lumineuse du lustre et passe beaucoup de temps à écarquiller ses grands yeux au fil des pages.

Il reste quelques détails embrouillés sur les activités de Wonderland, des scènes de sexe très classiques qu’on attend longuement.

Ce livre ne restera pas dans les annales et la backlist de l’auteure composée de très nombreux titres comportant le mot « milliardaire » dedans laisse entendre qu’elle est la spécialiste de ce genre d’histoires. Si elle sait imprimer sa marque, ce n’est décidément pas ce que je préfère.

Il s’agit aussi d’un premier tome d’une série portant sur des contes de fées revus par Max Monroe. Ce premier opus reprenait visiblement Alice au Pays des Merveilles. Mais outre le fée qu’il ne s’agit pas d’un conte de fées, le passage de l’autre côté du miroir n’est pas très réussi, selon moi.

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