Torn – Devil’s Wolves – 1 de Carian Cole

9 juillet 2017

Voilà le premier tome d’une série qui s’annonce passionnante si le niveau reste celui de ce premier livre. Il n’est pourtant pas facile, joue avec des limites particulièrement tabou mais c’est très réussi.

L’histoire met en scène deux personnages qui ont certainement été présentés dans la série précédente de l’auteure. On a donc l’impression en commençant cette histoire qu’il y a eu pas mal de choses avant mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu cette saga précédente pour apprécier l’histoire de Toren, dit Tor et Kenzi. Elle est superbe et même si il y a des facilités, des éléments qui font lever les yeux au ciel, il est difficile de résister à la tendresse qui se dégage de cette romance.

Tor et Kenzi se connaissent depuis l’enfance ou plus exactement depuis celle de Kenzi. Elle est la fille d’un très jeune couple d’adolescents. Tor est l’ami du père de Kenzi, Asher. La petite fille est née alors que ses parents ‘navaient que quinze ans et Tor a toujours été dans sa vie comme une sorte d’oncle et ami bienveillant. De nombreux et brefs flashbacks rappellent qu’il a été là dès le premier jour de la petite fille. Tor et Kenzi n’ont pas de sang en commun mais il a eu toujours auprès d’elle un rôle particulier qui n’avaient rien d’amoureux. Pas facile, ni pour l’un ni pour l’autre, de comprendre et admettre alors que lorsque Kenzi a atteint l’âge de dix-huit ans, les sentiments très affectueux qui les unissent ont commencé à changer.

Oui, cette histoire n’est pas spécialement facile et peut déranger. L’auteure s’en tire admirablement bien en réussissant à conserver une tendresse exceptionnelle entre ses deux personnages, une forme de pureté de sentiments qui est très jolie et touchante tout en montrant que l’amour, l’amitié se transforment lentement. Il n’y aucune ambiguité, aucun moment scabreux entre Tor et Kenzi. Mais il est évident qu’elle flirte avec les limites de notre tolérance, bien plus que les quelques romances qui sont sorties et présentant des demi-frères et demi-sœurs. Une des raisons pour laquelle, ça fonctionne si bien, c’est qu’elle prend son temps et qu’elle soulève toutes les questions légitimes qu’on se pose avec ce genre d’histoire : comment l’entourage notamment le père de Kenzi va prendre ce qui arrive ? Les autres membres de la famille ? Tor a-t-il profité de l’affection que lui portait Kenzi ? Est-ce que toute histoire d’amour a le droit de se développer même lorsqu’elle dérange ?

Au milieu de toutes ces questions, il y a leur réponse, dans la très jolie, tendre, sensuelle aussi, romance qui se développe entre Kenzi et Tor. La jeune femme est intéressante, pas vraiment à la mode dans la galerie de portraits d’héroïnes en ce moment. Elle est jeune, assez naïve et n’est vraiment pas typique des jeunes femmes de son âge étant donné son éducation loin d’être ordinaire. Elle a grandi avec des parents très jeunes qui sont devenus des stars de la musique. Tor a joué un rôle important dans sa vie et ajoutons que sa mère est dans le coma depuis de longs mois après un accident. Cela fait beaucoup et cela est à la limite de la vraisemblance mais l’auteure réussit à nous convaincre de la possibilité d’une telle situation et du fait que cela a forcément influencé l’éducation de Kenzi. Quant à Tor… C’est un héros superbe qui allie les qualités du mâle alpha et une extrême empathie et douceur. Il a beaucoup souffert et connu des échecs y compris un passage par la case prison à cause de sa propension à la violence mais depuis, il s’est calmé. Il s’occupe du garage de son père (qui porte le nom de la série). C’est un biker spécialisé dans la mécanique de ces engins. Il est tatoué, est un ancien musicien, trimballe un caractère un peu sombre et travaille avec sa mère dans un refuge qui recueille les animaux abandonnés ou en difficulté. Il a su aussi être le recours de la petite Kenzi, souvent ballotée sur les routes par ses parents stars. Bref, c’est un excellent héros, certes plus âgé que la jeune femme, qui pourrait apparaître comme un assez sinistre individu mais pas du tout. Il est adorable, patient, tendre et viril à la fois. Il est parfait.

L’histoire est simple, centrée sur la difficile romance qui s’embauche étant donné son aspect très tabou. Le livre est bien construit, nous donne de multiples petits détails sur le passé communs des deux héros, sur leur famille respective, nombreuse et riche de potentiels héros. Il y a des petits intrigue secondaires et on fait la connaissance de pas mal d’animaux puisque les deux héros partagent un grand amour pour eux et leur viennent en aide.

Carian Cole relève brillamment le défi. Son histoire est belle, tendre et passionnée et on oublie vite les détails moins cohérents, le trop-plein de bons sentiments parfois. Carian Cole a un univers bien à elle et un talent évident à aborder des histoires un peu complexes, avec un monde riche et développé. Inutile de dire que je vais lire la suite de cette série et peut-être me pencher sur la précédente qui reste centrée sur Ashet er Ember, les parents de Kenzi.

2 Comments

  • Evenusia 10 juillet 2017 at 6 h 30 min

    Bon ben suis convaincue surtout dés qu’il s’agit d’une histoire différente je prends !

    • Sylvie Gand 10 juillet 2017 at 6 h 47 min

      Ah les liens entre les personnages sont inhabituels. Le scénario de la romance tabou est assez classique par contre mais ça change oui…

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