The Brightest Sunset – The Darkest Sunrise – 2 d’Aly Martinez

29 juillet 2017

Si vous n’avez pas lu le premier tome de ce duo de romans, ne commencez pas ce second opus et ne lisez pas davantage la chronique qui suit, vous seriez irrémédiablement spoilés – même si je limite au maximum les informations – , et ce serait fort regrettable !

Pour les autres… le premier tome de ce duo est absolument brillant et chargé d’émotions multiples qui continuent ici dans ce second tome. L’enfant de l’héroïne, Charlotte, a été enlevée alors qu’il n’était qu’un bébé. Dix ans ont passé sans la moindre piste ni explication. Charlotte ne sait pas si son enfant est même encore envie. Car le petit Lucas souffrait d’une malformation cardiaque irréversible qui nécessitait des soins particuliers et fort probablement une transplantation cardiaque. Charlotte est devenue médecin et traverse sa vie tant bien que mal, dans une sorte de limbes douloureuses. Elle va rencontrer alors Porter un homme qui fait des pieds et des mains pour qu’elle prenne son propre fils comme patient. Mais, très vite, Porter va tomber amoureux de Charlotte et la jeune femme aussi. La fin du premier tome se terminait sur une révélation qu’on sentait arriver. Le second tome reprend juste là où le premier s’est terminé.

Charlotte a donc retrouvé son fils. Je n’en dirai pas davantage mais le retour de l’enfant pose une quantité énorme de problèmes. Le petit Lucas, qui porte maintenant le nom de Travis, ne connaît pas Charlotte et ne l’identifie pas comme sa mère. c’est encore plus compliqué avec son père biologique, qui n’a jamais vécu avec Charlotte. La famille où le petit Travis a grandi est bien entendu dévastée, soupçonnée d’avoir su ce qui se passait et qui était ce petit garçon. Et il y le souci de son état de santé. Inutile de dire qu’il se passe beaucoup de choses dans cette seconde partie.

Charlotte et Porter sont au cœur de tout cela et leur amour est testé immédiatement. Le roman reste d’une formidable justesse quand il aborde les graves questions que j’ai évoquées plus haut et sait aussi alterner avec brio les moments d’intenses émotions et le rire. Car au milieu des drames et de la douleur, il y a aussi toujours des plaisanteries. Le thème de la famille, de la parentalité est très important dans le roman. Travis a soudain bien plus de famille qu’il n’en voudrait, notamment deux pères. Qui est celui qui « compte » pour lui ? Celui qui l’a conçu ou celui qui l’a élevé ? À qui ressemble-t-il le plus au final ? Peut-on dépasser autant d’années de séparation ? Les questions sont nombreuses et Aly Martinez propose à chacune d’elles une réponse. La sienne, sans jugement.

Elle n’hésite pas non plus à approcher le mélodrame parfois. C’est fait finement, sans en faire trop. Et puis les personnages sont d’un réalisme saisissant et follement attachants. Que ce soit les enfants dont le pauvre petit Travis, sa petite sœur Hannah, toute la famille des deux héros. Le frère de Porter est formidable et même Brady, le père biologique de Travis/Lucas est intéressant dans sa réaction intolérante et viscérale.

Il n’est pas très difficile de deviner les rebondissements comme dans le premier tome mais malgré tout, cela fonctionne car chaque dialogue entre les deux héros ou en famille sonne juste, est très intelligemment et très réalistement mis en scène. Charlotte en mère courage qui n’a jamais baissé les bras et défend sa progéniture face à la maladie et le monde entier est très réussie. Porter touche profondément. cet homme que la vie n’a pas épargné continue à garder l’espoir et à rester lumineux et fort, en montrant toutes ses faiblesses pourtant.

Aly Martinez réussit ici un livre qui a l’air facile tellement tout coule de source et semble naturelle. Nul doute que cela a dû être plus compliqué qu’il n’y paraît. Mais ce duo fort en émotions est vraiment une grande réussite qui donne très envie d’explorer plus avant l’œuvre de l’auteure.

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