Roommates with benefits de Nicole Williams

8 juin 2017

Voilà un roman loin d’être parfait mais bourré d’idées intéressantes et avec un héros qui mérite qu’on s’attarde un peu sur lui car il annonce peut-être quelques changements dans la galerie de ceux qu’on connaît pour le moment. Le départ de l’intrigue est simple, son déroulé aussi, tout est dans les rapports entre les deux personnages principaux et leur interaction.

Tout d’abord, cette romance fait partie de ce mouvement que l’on appelle « slow burn » en anglais.C’est à dire que l’auteure joue beaucoup plus sur la tension sexuelle existant entre les héros que sur des scènes explicites. Soren est donc un jeune étudiant, qui se lance dans une carrière de joueur de baseball. Il vit à new York où les loyers sont chers et il cherche une coloc, de sexe féminin spécifiquement. Elle va se présenter en la personne de Hayden, une jeune femme qui vient du Nebraska et qui va débuter une carrière de mannequin. Il a présenté la colocation sous un jour un peu favorable par rapport à la situation réelle. Cela donne un début amusant un peu cliché entre une jeune femme bien propre sur elle et ordonnée qui supporte mal les habitudes bien plus relâchées de son coloc.

Le roman est entièrement du point de vue de Hayden, on voit donc Soren à travers ses yeux et il est diablement séduisant plus le livre évolue. Certaines situations créées par l’auteure peuvent étonner ou sembler un peu faibles mais pas le personnage masculin. Un détail déjà, rare dans les romances. Soren est légèrement plus petit que Hayden quand elle porte de talons. Elle est mannequin donc plutôt élancée et mince. C’est un détail mais cela dit beaucoup sur le personnage qu’est Soren. Il s’amuse de cette situation, fait semblant de s’en offusquer mais il n’est pas niais. Soren a vite craqué pour Hayden, nous nous en rendons compte avant elle. Mais il va être patient, attentif et en général il va prendre le contre-pied des habituelles réactions des héros. Il plaisante toujours avec des blagues assez viriles et tournent ainsi en dérision les hommes. Pour Hayden, il va être parfait, respectueux en tant qu’homme, admiratif de son travail, attentif à elle et à ses choix. En fait, il tranche avec ces héros si nombreux, arrogants, possessifs et il démontre ainsi que les réactions des personnages masculins peuvent être bien plus nuancées sans qu’ils perdent de leur charme. Sans trop dévoiler l’intrigue, Hayden est amenée à poser nue, il le découvre, n’apprécie pas trop mais prend sur lui, ne juge pas et n’impose rien. Rien que pour Soren, le roman est passionnant. On n’en sait peut-être pas assez sur lui. Il partage avec Hayden le fait d’être à un tournant de sa vie mais nous en saurons plus sur elle et ses débuts dans la carrière de mannequin qui reste largement en toile de fond à part à de rares occasions.

L’histoire est en dehors de cela assez plate et c’est un point faible. Les deux héros sont très attachants et fonctionnent bien en duo. Ils apprennent à se connaître, les dialogues sont vifs, enlevés, plus spirituels que drôles mais ces scènes sont un peu longues et leur situation peine à évoluer. Le seul rebondissement en dehors de leurs doutes à construire une relation à deux, pour plusieurs raisons, repose sur une personne avec qui elle travaille. Il manque sans doute une meilleure exploitation de leur vie personnelle et certains passages auraient pu être accélérés.

Nicole Williams est une auteure intéressante et son approche de la romance, particulièrement de celle-ci est emblématique d’une évolution qui se dessine avec des héros moins dominateurs, moins nécessairement agressifs et possessifs sans perdre leur virilité. Le livre lui-même aurait peut-être mérité qu’on entende un peu plus Soren du coup. Dommage mais cela reste une très bonne romance avec une écriture très efficace et intéressante.

  • 8/10
    - 8/10
8/10

Résumé

Soren Decker. He’s the epitome of the “bad boy, good man” persona. The best of both worlds. The worst of them too. He’s the type of guy most girls wouldn’t mind sharing a confined space with, except my new roommate isn’t all swagger and chiseled abs.

He’s bossy. Messy. Cocky. Infuriating. Doesn’t believe in personal space. Has no qualms about roaming the apartment with a loincloth-sized towel cinched around his waist. Seems under the delusion he’s my personal protector (refer back to infuriating). He plays college baseball and holds down a part-time job—I don’t know where he finds the time to get on my nerves.

We have nothing in common . . . except our attraction to one another. And in six hundred square feet of shared space, the tension only has so much room to grow before one of us gives in to temptation. But really, what chance do a couple of young kids chasing their dreams in the big city have of making it?

Since Soren claims I know squat about sports (he might have a semi-point), here’s a stat for him—one in a million. That’s our odds.

No Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.