I Knew You Were Trouble – Oxford – 4 de Lauren Layne

14 juin 2017

J’aime beaucoup cette série de Lauren Layne qui se déroule à New York et met en scène différents personnages travaillant pour la des magazines de presse et tous ceux qui gravitent autour de telles publications. La série est déjà longue puisqu’elle est la spin off d’une autre mais le roman se lit très bien indépendamment.

Comme souvent avec Lauren Layne, je suis entrée très vite dans cette histoire et si on se fie aux critères classiques de la romance, elle est bonne et plaisante, soulève même quelques problèmes très intéressants. C’est peut-être la façon dont l’auteure conclut son livre qui me déçoit un peu.

Taylor est employée dans le magazine donc, à un poste de marketing et de publicité et non dans la partie rédactionnelle. C’est une femme qui impressionne un peu, froide, déterminée dont l’éducation la pousse à se réaliser au travail mais l’a peut-être rendue assez inadaptée en ce qui concerne les relations sociales et amoureuses. Élevée par une tante très austère et peu démonstrative, elle est assez handicapée dès qu’il s’agit d’émotions et de les exprimer. Au début du roman, elle va choisir l’homme qui lui semble idéal, un jeune homme de son bureau qui a tous les critères qu’elle juge nécessaires pour un compagnon. Évidemment, la réalité va se révéler un peu différente. Dans le même temps, elle est amenée à croiser souvent Nick, un autre collègue, mais qui n’est là que pour des remplacements occasionnels et exerce d’autres métiers à côté. Nick l’irrite, elle ne l’aime guère mais il l’intrigue et l’attire plus ou moins.

Première remarque, il ne s’agit pas vraiment d’un triangle amoureux. On comprend vite que le compagnon idéal ne le sera pas et que Nick a des atouts cachés ou plutôt que Taylor ne sait même pas qu’elle apprécie. L’évolution de la jeune femme, sa plongée dans ses émotions qu’elle a toujours évitée jusqu’alors est réussie et intéressante. Nick est très bien lui aussi. C’est un écrivain, qui complète, sans réelle nécessité, ses revenus avec d’autres métiers, il aime ce mélange des genres et est quelqu’un de sensible et intelligent. Il complète très bien Taylor et comme cette auteure réussit très bien à nous faire sentir l’attirance de ses personnages et à montrer leur évolution, la romance est vraiment réussit. les situations sont classiques, mais les dialogues sont très bons.

Et puis, l’auteure soulève quelques intéressantes questions sur le parentalité, à la fois par le rapport que Taylor a entretenu avec sa tante qui a joué le rôle de sa mère et de son père. Mais aussi, en évoquant la façon dont Taylor envisagerait la maternité et Nick, la paternité. Sans trop en dire, on peut dire que l’auteure pose d’excellentes questions et qu’elle aborde le sujet de façon assez originale et différente. Mais cela ne dure pas et la conclusion du roman laisse un peu déçu. La romance a visiblement du mal à prendre ses distances par rapport à quelques-uns de ses codes mais également vis à vis de notre société contemporaine traditionnelle. Je n’en dirai pas plus mais cela a terni un peu mon impression générale de cette romance.

Il n’en reste pas moins que c’est sans doute un détail pour beaucoup de lectrices. Il reste une romance plaisante, assez classique, avec des personnages auxquels on s’attache très vite. Petite mention spéciale pour Nick qui incarne parfaitement cette nouvelle race de héros, plus sensibles, qui ont une autre vision de la femme, moins dans la domination et le contrôle.On revoit aussi beaucoup les anciens personnages qui pratiquent avec enthousiasme l’amour au bureau. Tous sont sympathiques et rigolos ! Il y aura une suite bien évidemment et elle risque d’avoir les mêmes atouts que ce roman.

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