Duke of Manhattan de Louise Bay

31 mai 2017

Voilà une petite romance qui ne renouvellera pas le genre mais qui fonctionne très bien, en reprenant un scénario typique des Harlequin d’il y a bien longtemps. Il était inévitable qu’après les hommes d’affaires, les hommes riches et puissants, on ne trouve pas des nobles britanniques. Il n’y a pas pire cliché que celui-ci et l’auteure ne nous épargne pas vraiment. Ajoutons une trame très utilisée et qui ne convient pas trop à notre monde contemporain, le mariage arrangé et vous avez toutes les raisons de douter de l’intérêt de cette histoire. Pourtant, c’est plutôt réussi.

Ryder est donc anglais et héritier d’un prestigieux domaine et d’un titre de duc. Pourtant, il ne vit pas dans son pays mais à New York et il a un peu oublié ses racines. Au début du roman, il est appelé par sa soeur car leur grand-père âgé a un souci de santé. C’est une façon pour lui de réaliser que le vieil homme n’est pas éternel et son héritage loin d’être garanti. Il s’en moque un peu sauf que titre et propriété risquent de tomber entre les mains d’un affreux cousin s’il n’est pas marié au décès du grand-père.

L’intrigue ne repose que sur ce fait extrêmement banal. Ryder va tomber par hasard sur Scarlett, une jeune divorcée, qui essaye de relancer sa vie sentimentale après une douloureuse séparation d’avec celui qu’elle pensait être l’homme de sa vie. Évidemment, Ryder et Scarlett font passer un bon moment ensemble et se retrouver par hasard après…

Vous pensez avoir deviné ce qui va se passer ? Il y a de bonnes chances que cela soit le cas. Il n’y a pas grande surprise dans cette histoire toute simple qui ne devrait pas être aussi plaisante tellement il y a de facilités. Le scénario est basique, utilise des bonnes vieilles recettes de la romance pas toujours crédibles. Il y a l’affreux cousin stupide , des coïncidences bizarres et une vision de l’aristocratie britannique influencée par Downton Abbey. Entre parties de chasse et de croquet, rien ne nous est épargné.

Mais voilà, malgré tout cela, l’histoire est jolie, fraiche et rigolote. Ryder est plutôt sympathique en futur duc qui n’a rien d’un Britannique coincé et hautain. Il est d’ailleurs plutôt de mentalité américaine. De façon très classique, il est un séducteur qui va tomber des nues quand il va constater l’attraction très forte qu’il éprouve pour Scarlett. C’est une héroïne toute simple, elle aussi.  Ce qui fonctionne le mieux est leur relation, jolie, directe, enlevée. Ces deux-là se plaisent immédiatement, se le disent. Il n’y a pas de prises de tête énorme mais des scènes sensuelles plutôt hot, des échanges amusants et francs. La noblesse de Ryder a finalement peu d’intérêt dans l’intrigue sauf qu’elle donne une aura au personnage.

Et cela fonctionne à merveille. Alors, les facilités de l’intrigue et le côté conte de fée tout rose de cette histoire ne plairont pas à tout le monde mais c’est le genre de romance qu’on lit vite, qui laisse le sourire aux lèvres et qu’on est surpris d’avoir si vite fini. C’est déjà beaucoup. Cela donne envie de voir ce que l’auteure peut faire d’autres. Je lirai certainement d’autres romans de Louise Bay.

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