Before I ever met you de Karina Halle

27 avril 2017

Karina Halle est une auteure qui publie beaucoup maintenant mais elle déçoit rarement et elle revient ici avec une romance may/december autrement dit une histoire d’amour avec un fort écart d’âge entre ses personnages. Jackie a en effet vingt-cinq ans et Will une quarantaine d’années. L’habileté de Karina Halle est de mêler cette trame à celle des rapporte entre un patron et son employée tout en lui donnant un aspect réaliste très solide.

Pour une fois aussi, nous ne sommes pas loin du pays d’origine de l’auteure puisque tout se déroule dans sa ville, Vancouver. Jackie vient de quitter son compagnon dont elle a eu un enfant alors qu’elle était encore très jeune. Après une relation compliquée qui s’est très mal terminée, elle est retournée chez ses parents avec qui elle avait pris ses distances. Elle est accompagné évidemment de son fils qui a vécu durement aussi la relation de ses parents. En retournant à Vancouver, elle retrouve Will, collègue et ami de son père. Elle se souvient de lui puisqu’elle avait un peu craqué sur lui, adolescente. Lui-même vient de connaître un divorce compliqué et retrouve à peine sa joie de vivre. Un peu honteuse, Jackie a accepté de travailler dans l’entreprise de son père et de Will. Elle sait que c’est une faveur et que Will se passait très bien d’assistante jusqu’alors.

L’une des premières qualités du roman est son aspect réaliste. Rien n’est glauque ni sordide dans cette histoire et les questions qui se posent aux héros sont parfaitement normales dans leur situation. Will, malgré ses déboires sentimentaux, demeure un homme ouvert et dynamique. Jackie est bien plus traumatisée que lui affectivement et s’affole vite de se sentir craquer à nouveau pour un homme qui n’est, selon les normes sociales, pas pour elle. Il est son patron, un ami de ses parents et elle a commis pas mal d’erreurs dans son passé qui rendront difficiles de convaincre les gens que se rapprocher d’un tel homme est un bon choix. Le tout se déroule dans la société créée par Will et le père de Jackie. Et c’est passionnant car il s’agit d’une compagnie qui travaille avec le cinéma et fait des films d’animation. Tout le monde sait maintenant que Vancouver a des studios importants et que pas mal de séries ou films y sont tournés. Si cela reste une toile de fond, elle est intéressante.

La relation entre Jackie et Will est délicieuse, très sensuelle. Karina Halle a rarement écrit autant de scènes de ce type. Elle le fait avec talent, je déplorerai juste quelques clichés dans ce domaine. Il y a en a quelques autres aussi dans la seconde partie de l’histoire, quelques facilités, typiques de la romance qui sont un peu regrettables car elle est capable de les éviter. Jackie et Will ne peuvent pas résister à ce qui les emporte et le héros qui craque vite et totalement pour la jeune femme est délicieux. Il est très protecteur mais pas seulement. Il laisse Jackie trouver son chemin, choisir, venir vers lui et c’est très bien vu et très touchant à voir. Jackie a beaucoup à comprendre et accepter.

On retrouve évidemment tous les ingrédients de la romance interdite, un brin tabou puisqu’elle est à la fois l’employée de Will et celle dont il tombe amoureux malgré leurs différences d’âge.

Autre point positif, le fils de Jackie et surtout la relation qu’il va développer avec Will. Elle n’a rien de forcé, ni d’artificiel, avec une sorte de coup de foudre très pratique pour l’auteure. Mais le petit garçon, en mal d’image masculine, et cet homme qui n’a pas eu d’enfants encore forment un joli duo très crédible.

C’est une très belle romance chaleureuse, réaliste et très touchante. Il y a de très jolis moments entre les héros et de belles déclarations aussi. C’est très réussi et une vraie romance contemporaine accomplie.

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