Là où tu iras j’irai de Marie Vareille

29 mars 2017

Ce roman pourrait s’appeler aussi les tribulations d’Isabelle en Italie ou plus justement encore, comment Isabelle a fini de grandir. Parce que c’est vraiment ce qui arrive à notre jeune héroïne.

Isabelle a trente-deux ans et tente de réussir dans le métier qu’elle s’est choisi, actrice; Elle a un copain, au moins au début du roman, Quentin, qui est juste parfait, peut-être trop et deux très bons amis. Elle est heureuse, sait ce qu’elle veut, du moins le croit-elle et quand Quentin semble vouloir passer la vitesse supérieure. Soudain son petit monde vacille sur ses bases, elle ne sait plus, ne veut plus, s’interroge. Alors quand elle a l’opportunité de partir au bord du lac de Côme pour officiellement, s’occuper des enfants d’un réalisateur de renom qui ne lui est pas inconnu qui plus est, elle saute sur l’occasion. Sauf que sa mission est autre, que c’est bien plus compliqué et qu’elle va tomber dans une famille compliquée, fantasque…

La première grande qualité de ce roman est l’originalité de l’histoire. L’intrigue est relativement simple et prévisible mais les personnages tous hauts en couleur et parfaitement caractérisés nous entrainent forcément derrière eux. Tous sont passionnants, ont ce petit quelque chose qui les rend attachants. Mention spéciale aux trois enfants dont Isabelle a la charge et bien, entendu, au plus jeune d’entre eux. C’est un petit garçon qui ne parle plus depuis la mort de sa maman. Ce petit bonhomme est craquant et poignant à la fois dans son chagrin qui n’a pas trouvé d’exutoire.

Évidemment, Isabelle déteste les enfants, ce qui rend les choses encore plus drôle. Et elle ne va pas la jouer Mary Poppins ou comme dans La Mélodie du bonheur… Pas du tout ! Donc c’est drôle, dans un genre un peu décalé et un brin irrévérencieux. C’est le parfait bon dosage pour cette comédie qui sait faire rire et sourire. Les péripéties sont rocambolesques à souhait et peu à peu, Isabelle avance dans sa vie, dans la connaissance d’elle-même. Elle va finalement apprendre qui elle est et ce qu’elle veut auprès de cette famille pas comme les autres et au bord de ce lac magnifique. Cela donne la profondeur qu’il faut à cette histoire, tout comme l’émotion qui ne peut que vous gagner devant la détresse de Nicolas, le petit garçon ou celle des autres personnes qui ont souffert de la mort de l’épouse du réalisateur. Il manque peut-être quelques explications et approfondissements sur certains personnages, à mon sens,  mais c’est le seul reproche que l’on peut faire.

L’auteure a un style qui convient parfaitement à ce style : simple, en levé, avec des métaphores et des comparaisons rigolotes à souhait. Cela se lit à toute vitesse, le sourire aux lèvres. Comme c’est exactement ce que ce genre, le feel good, promet, on ne peut qu’être satisfait par une exécution aussi parfaite. On a presque envie d’en savoir plus sur les autres personnages notamment sur ces enfants si attachants. Une très bonne lecture, donc.

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