Egomaniac de Vi Keeland

17 janvier 2017

Vi Keeland écrit beaucoup et enchaine actuellement les comédies romantiques brillantes avec une aisance confondante. Dans mon petit classement personnel, ce n’est peut être pas la meilleure que j’ai lue d’elle mais c’est tout de même particulièrement réussie. C’est drôle, adorable, avec une oscillation permanente entre sourires et émotions. En un mot, c’est la définition d’une comédie romantique. En plus, elle se déroule à New York et on rêverait de voir tout cela sur un écran un beau jour mais c’est une autre histoire.

Tout commence par une de ces scènes d’entrée d’anthologie qui sont très habituelles chez cette auteure. On est donc immédiatement accroché lorsque notre héros, Drew Jagger revient à son bureau de New York après quelques jours de vacances, le temps qu’on termine les travaux dans son immeuble. Il vit aussi là, dans un somptueux immeuble de Park Avenue. Et quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il découvre une jeune femme qui s’est installée dans les lieux. Elle s’appelle Emerie, elle est psychologue spécialisée dans les problèmes de couples ; au passage, Drew est avocat , expert des divorces. Ils n’ont pas grand chose en commun… La scène est somptueuse, drôle car la pauvre Emerie est sûre de son bon droit et va vite s’apercevoir que la personne qui lui a loué ce superbe endroit est un escroc. Elle n’a donc plus de lieu de travail mais les choses vont plutôt bien s’arranger entre elle et Drew. Pour une fois, les héros ne vont pas partager le même toit mais le même bureau !

Il n’y a pas un scénario compliqué ni des rebondissements incroyables dans cette histoire. Le seul et unique repose sur le fait que Drew n’est peut-être pas le riche avocat, prêt à tout et satisfait de lui-même que l’on découvre au départ. Très habilement, à coup de flashbacks très courts, nous allons découvrir qui il est vraiment après une histoire personnelle un peu compliquée et qui continue à peser lourdement sur lui. C’est très bien fait car le Drew du départ est un peu insolent, superficiel, moyennement sympathique en cynique qui ne croit plus en grand chose et surtout pas dans le couple. Emerie est adorable et une jeune femme à laquelle il est facile de s’identifier. Elle a suivi à New York un homme qui l’ignore largement depuis. Elle est un peu crédule mais croit dur comme fer à sa possibilité de sauver des couples.

La plupart des scènes opposent ces deux-là. Vi Keeland choisit de montrer des héros sincères, qui évitent de tomber dans les pièges souvent grossiers que la romance perpétue depuis longtemps. Sans être révolutionnaire, elle dépoussière tout cela et c’est un vrai bonheur car c’est drôle, enlevé, impertinent juste ce qu’il faut. Les dialogues servent à merveille cette romance. les scène de sexe sont superbe et intenses et l’émotion s’insinue peu à peu autour du passé de Drew que je vous laisse découvrir. C’est amusant sans presque aucune vulgarité ce que la romance semble avoir oublié un peu ces temps-ci. Drew n’a pas la langue dans sa poche et sort quelques insanités mais suffisamment rarement pour que cela soit très supportable.

On tourne donc les pages avec passion, le sourire aux lèvres, ravi des situations cocasses, indigné quand le sort s’acharne sur nos héros. Lire Vi Keeland c’est la garantie pour le moment de découvrir la comédie romantique américaine. Elle est sans doute une des meilleures actuellement dans ce genre. Et on attend déjà le prochain avec impatience. Un des personnages secondaires, le copain d’enfance de Drew mériterait peut-être de revenir pour sa propre histoire. Affaire à suivre car l’auteure fait rarement des séries.

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