The Pawn – Endgame – 1 de Skye Warren

19 décembre 2016

Skye Warren écrit beaucoup, des romans souvent irréguliers en qualité, qui sont tous en général au bord de la dark romance. Ce premier opus d’une série introduit les deux héros, Gabriel et Avery, dans un histoire qui semble d’un grand classicisme. Avery est une très jeune femme qui va, à l’aube de son entrée à l’université, tout perdre. Issue d’une riche famille, elle va, à la suite de la faillite de son père, se retrouver dans une situation très inconfortable. Sans argent, chargée de régler les affaires courantes dont la gestion d’une immense propriété, seul souvenir de sa mère décédée, et censée s’occuper de son père gravement blessé, elle est totalement démunie et abandonnée.

La seule solution semble alors de vendre ce qu’il lui reste de plus précieux, au moins aux yeux de certains hommes, sa virginité. Là voilà, qui va se rapprocher d’hommes puissants et dangereux, qui évoluent aux limites de la légalité. Parmi eux, il y a Gabriel Miller qui ne cache pas qu’il est largement responsable de la situation du père d’Avery et qu’elle l’intéresse.

Cela ressemble à de nombreuses histoires maintes fois exploitées de pauvres petites oies blanches jetées en pâture à de vilains messieurs à qui elles cèdent finalement. Il y a de cela mais bien plus également car cette histoire est plus compliquée qu’il n’y paraît au départ. Et elle ne se termine pas à la fin de ce premier opus, bien entendu.

L’auteure installe lentement son histoire, un peu trop. La première partie traine un peu surtout en comparaison de la parfaite exécution de la seconde, plus rythmée, plus aisée. L’auteure installe une atmosphère sombre et sophistiquée. Deux adjectifs qui pourraient décrire le bel animal qu’est Gabriel. Il reste largement dans l’ombre, surtout au départ. On sait peu de choses de lui sauf qu’il est puissant, dominateur et qu’il veut Avery. Leur relation est tendue. Avery est en effet jeune et naïve, mal armée pour lutter contre des intérêts qui la dépassent et dont elle sait peu de choses. De nombreuses choses sont également inexpliquées. Qui a attaqué son père et l’a laissé pour mort ? Que veut Gabriel et pourquoi ? Qui est-il exactement ?

L’auteure installe son histoire en faisant des références constantes à des grands mythes comme celui d’Icare, celui du minotaure ou celui de Pygmalion. Tous apportent une part d’explications. Enfin, il y a les échecs qui donnent leur nom à la série et à cet épisode. le jeu, stratégique et tactique, est à l’image de ce qui se joue. Avery y joue très bien, Gabriel aussi.

C’est une première partie mystérieuse, sombre et tendue à souhait, qui laisse de nombreuses pistes. C’est également très érotique avec de jolies scènes crues mais élégantes. Pas de domination ni de bdsm un peu facile mais Gabriel appartient éclairement à la catégorie des mâles qui aiment mener la danse. Nous le suivrons dans la suite de cette histoire, bien entendu !

 

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