Le perdant rafle la mise de Kora Knight

5 juillet 2016

le perdantDécidément, pas un jour ne passe sans l’arrivée d’un nouvel auteur dans le MM, excellente chose ceci dit pour ce genre qui a littéralement explosé en 2015 et qui semble continuer à se développer massivement. Une vague qui grossit tous les mois, puisque de nouvelles maisons d’édition et non des moindres ajoutent à leur catalogue au moins un livre traitant d’une relation amoureuse entre deux hommes. Le bon côté étant sans aucun doute le large choix offert désormais aux lectrices qui ont toutes des gouts et des attentes différentes, de la même manière que celles qui lisent de la romance plus “ traditionnelle ”.

Malheureusement, avec la diversité arrive aussi sur le marché des récits dont la qualité (et je parle de l’histoire et du style uniquement) me laisse un gout amer, voyant se profiler ce qui s’est passé après l’explosion du désormais célèbre Cinquantes nuances, c’est-à-dire une profusion de courts romans autour d’un seul sujet.

Cette nouvelle qui fait partie d’une série en est le parfait exemple, nous assistons durant 150 pages à une scène sexuelle très longue entre un jeune étudiant hétérosexuel et un homme pas beaucoup plus âgé qui va lui infliger une punition après qu’il ait perdu au jeu. Ce récit réunit les deux éléments qui semblent plaire : le BDSM et le sexe, le problème pour moi n’étant pas ces deux éléments, mais dans la façon dont ils servent de prétexte et que le BDSM est très loin de respecter les codes de cette pratique. La marge entre le rapport consensuel et le rapport forcé m’a semblé limite.

Certes, c’est une fiction érotique, mais cela n’empêche pas d’offrir un minimum de crédibilité et de plus le sexe décrit sans rien dégager n’apporte pas grand-chose. Le récit très explicite finit par vite ennuyer, les descriptions interminables des réactions de “ l’anus ” de ce pauvre étudiant sous toutes ces coutures en deviennent risibles.L’auteure, très graphique possède une imagination débordante pour cet endroit qui semble la fasciner, quant au pseudo Dom, il me semble plus souffrir de fétichisme qu’autre chose.

Un scénario aussi mince qu’un fil de soie, un rapport limite, non, il existe d’autres récits nettement supérieurs avec de tels sujets.

 

Phalusia

2 Comments

  • Belinda 6 juillet 2016 at 6 h 20 min

    Je n’ai rien contre le genre M/M ce n’est pas le type de roman vers lequel je me dirige … J’ai lu quelques pépites … Mais ça me saoule grave – et je me faisais encore la réflexion ce matin – ce côté  » Moi aussi je vais écrire un roman sur tel genre car c’est  » à la mode » Et lorsque je lis ta chronique, je me dis que c’est peut-être le début de la fin du genre, car on va tout voir mais plus rien d’intéressant avec un sens, un fond, une logique et une envie surtout !!!!

    • Sylvie Gand 6 juillet 2016 at 7 h 22 min

      Ah c’est clair… tous les genres suscitent ça et cela donne souvent des trucs plus fades voire très mauvais. Quelques personnes font ça bien et le MM a suscité biens es vocations dont on se serait passé.

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