Ne ferme pas ta porte – 1 de Lanabellia

15 juin 2016

ne ferme pas la porteVoilà exactement le genre de romances que je n’aime pas lire et j’ai commis une erreur en l’ouvrant. Je ne lirai pas la suite c’est évident, tellement je suis sortie déçue et agacée de ma lecture. Ce n’est définitivement pas pour moi.

Il s’agit tout d’abord d’une romance publiée en épisodes, procédé que je n’apprécie guère dans un premier temps mais ce n’est pas le plus grave ici.

L’histoire, vous la connaissez, car l’auteure a surfé tranquillement sur la vague de After reprenant avec une fidélité un peu dérangeante la dynamique du couple sans pour autant réussir à capter ce qui avait si bien fonctionné dans le couple de Hardin et Tessa. Ici, nous avons Dévin ( oui, oui, avec un accent…) et Emily. Dévin nous est présenté comme un bad boy, mal embouché, agressif, mais bon guitariste ( il joue dans un groupe dont on suit plusieurs membres, certains sont gentils et d’autres méchants…). Je n’ai vu qu’un beauf vaguement sexiste qui a avec la gent féminine des rapports que l’on peut qualifier de rudes et pas très classes. Et je suis gentille. Face à lui, Emily, une jeune femme sage, polie, intello ( elle lit quand même Dracula de Bram Stocker et le Rouge et le Noir) et qui fait la leçon à tout le monde. Dévin est le copain de la sœur d’Emily, Tracy. Ce personnage est l’un des pires que j’ai pu croiser dans la romance, prête à tout pour garder un homme qui ne la mérite pas. Quoique… Tout cela agace Emily qui mène une vie rangée, a un petit copain très propre sur lui, s’habille de façon conventionnelle ( pas de jupe ras le bonbon…non, non…). Emily ne supporte pas Dévin ( on la comprend) et lui n’a pas grand chose à faire d’autres apparemment passe son temps à l’agacer. After, vous avez dit After…

Outre cette inspiration très évidente, tout le reste est très décevant. L’écriture est basique, les dialogues très plats et répétitifs : Emily se fait traiter de coincée toutes les deux pages, par exemple. L’intrigue est minimale et tend à montrer que derrière son masque de beauf sexiste, Dévin est autre chose. Peut-être… mais que la démonstration est poussive, lourde et manichéenne ! Et là où l’auteur atteint le fond c’est quand elle veut ajouter une relation un peu perverse entre Emily et Dévin et un jeu sur la fidélité. Ca se veut sulfureux, ce n’est que trash, ça se veut jeux pervers, ce n’est que vulgaire. En exemple, je vous cite cette merveille de phrase prononcée par Dévin, qui m’a laissée perplexe : « Ne ferme pas ta porte, je baise ta sœur et je te rejoins ». Moi, j’appelle ça la phrase qui tue…

Terminons en lisant que j’ai été très étonnée par l’âge des héros. Emily a vingt-trois ans, est bien évidemment vierge et prononce elle-même cette phrase formidable : « Dévin, si quelqu’un enfonce sa langue en moi, je serai toujours vierge ? ». Faut-il rire ou pleurer ? Nos « collégiens » boivent, se chamaillent, regardent des films. On ne sait rien d’autre sur eux. Ont-ils des parents ? Où vivent-ils ?

Toute cette première partie est de ce type entre attitudes incohérentes des personnages (Emily qui déteste Dévin ne le quitte pas et oublie bien vite qu’elle a un copain elle-même) et dialogues lourdingues. Je n’ai pas vraiment envie de savoir ce que ces deux-là vont devenir d’autant plus qu’on se doute déjà que derrière le masque de super goujat de Dévin sommeille un grand romantique ( mais il va certainement falloir l’extraire des bras de Morphée avec les grands moyens, c’est pas gagné).

Wrap Up

  • 4/10

Pros

Cons

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