The dark light of the day de T.M. Frazier

29 février 2016

the dark light of dayL’auteure de cette romance a fait des progrès depuis la publication de ce livre, en 2013. On sent les maladresses, il y en a beaucoup, mais également le potentiel énorme que cette auteure a développé depuis. Attention, cette histoire peut-être classée dans la catégorie dark par la violence de certaines scènes et les sujets abordés. Mieux vaut être prévenu. Et cela commence dès le prologue.

Nous allons suivre l’histoire très chaotique d’un couple improbable. Abby est une jeune femme de dix-sept ans seulement au début du roman. Après un enfance horrible, elle a fini par trouver un peu de calme et un abri chez sa grand-mère qui va disparaître brutalement au début du roman. Seule, encore mineure, elle doit entrer dans le système social et être prise en charge par l’Etat américain ce qu’elle refuse catégoriquement. Sans révéler les péripéties qui conduisent à leur rencontre, Abby va rapidement trouver un allié inattendu en la personne de Jake, le fils du garagiste de sa petite ville. C’est un biker (mais pas membre d’un club), il gère le garage normalement mais en réalité, il a bien d autres activités. Jake n’est pas vraiment un gentil garçon qui vole au secours des jeunes filles en détresse. Mais comme Abby n’est pas vraiment du genre à être secourue, le couple va fonctionner.

Le début est brillant. Les deux personnages sont totalement hors norme, parfaitement campés et impressionnent par la différence qu’il peut y avoir avec bien d’autres romances. Ces deux là en ont bavé, on le sait, ils se sont endurcis et ils ne perdront jamais cette violence intérieure.

Le livre est par contre émaillé de petites incohérences, de scènes qui trainent en longueur inutilement alors que d’autres passages sont escamotés bien trop vite. L’histoire est racontée par Abby et on peut s’étonner de beaucoup des réactions de Jake. Il tombe amoureux à un moment dans l’histoire mais on ne sait pas quand, par exemple. Et ce n’est que l’un des soucis de ce genre.

Plus grave, les rebondissements sont parfois totalement invraisemblables et d’une violence un peu complaisante qui met mal à l’aise. La quantité de malheurs qui s’accumulent sur la tête de Jake mais surtout d’Abby est monstrueuse. C’est cette seconde partie du livre, où la plupart de ces défauts se trouvent qui plombent le roman et c’est fort dommage car il y a avait un potentiel énorme.

On sort de ce livre un peu abasourdi par le tourbillon d’évènements choquants mais un souvenir très fort des héros. En quelques phrases, l’auteure plante le décor et construit des images d’une grande intensité de ces personnages. C’est donc un roman à découvrir, imparfait, certes, mais qui montre la flamboyance du style de cette auteure qu’elle a heureusement un peu dompté dans ces livres suivants. Mais le talent était déjà là.

No Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *