Distinction – Distraction – 2 de A.E. Murphy

29 février 2016

destructionLe second tome de la trilogie de A.E. Murphy est exactement ce que l’on peut attendre. C’est un peu une torture pour le lecteur. Cela ne remet pas en cause la qualité de l’écriture de l’auteure, ni me^me lé léigitimité de ce second tome mais le propos est un peu difficile.

Le livre commence là où le premier opus s’était arrêté. Si le début de la trilogie est clairement une romance entre un prof et son élève, la suite passe à autre chose et c’est très bien comme ça. Isaac et Eloise se sont mariés dans un grand élan de romantisme. La jeune femme vient d’avoir son bac, va entrer à l’université donc les risques de mettre en difficulté la carrière de Isaac sont moindres. Pourtant, pour éviter tout souci à son père, directeur de l’école où il officiait, il va démissionner et se lancer dans une autre vie.

Dès les premières pages, le lecteur sent que tout cela n’est pas très engagé. L’auteure ne va pas lésiner pour montrer comment l’histoire d’amour d’Eloise et Isaac est terriblement plombée par tout ce qui gravite autour d’eux. Les amours d’un homme qui a plus de douze ans que celle qu’il aime, dont la vie a entièrement été bouleversée, la jeunesse d’Eloise qui est follement amoureuse mais a ses propres problèmes à résoudre, tout cela pèse lourd sur le jeune couple, d’autant plus qu’Eloise dont partir à l’université à plusieurs heures de distance.

On comprend vite alors que tout sera terriblement difficile. Mais, l’auteure a une parfaite analyse psychologique de ses personnages. Isaac, pourtant bien plus âgé qu’Eloise a clairement des problèmes de maturité, de confiance en lui aussi. Peu à peu, on voit apparaître les failles, fragilités d’un homme qui a du mal à dominer sa jalousie et ses insécurités. Quant à Eloise, elle est bien jeune pour tout gérer en même temps, elle-même ses études, un mari qui a des difficultés, des parents curieux et pas toujours bienveillants. Si l’histoire est très centrée sur le couple, le contexte familial notamment la mère d’Isaac qui souffre de la maladie d’Alzheimer apporte de la profondeur et souligne le côté si difficile de cette maladie à l’évolution rapide. C’est également un problème supplémentaire pour Isaac.

Les deux héros s’expriment tour à tour et c’est vraiment très utile car leur état réciproque joue un grand rôle dans l’évolution de l’histoire. Le plaisir est mêlé à la tristesse car les deux héros se font beaucoup de mal et comme tout le monde sait qu’il y a un troisième opus, il est bien évident que tout n’est pas éclairci à la fin de cette histoire. L’auteure est douée, écrit bien, a parfois du mal à éviter des longueurs et des scènes qui répètent un peu les mêmes choses donnant l’impression que le message est martelé mais elle sait parfaitement mener cette histoire qui a définitivement pris son envol dans ce second opus.

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