Big Rock de Lauren Blakely

2 février 2016

big rockJ’ai vraiment eu peur en commençant ce roman de Lauren Blakely. Le livre est raconté du point de vue du héros, un peu sur le modèle de Drew d’Emma Chase et les premières informations que nous obtenons sur lui est que la nature a été très généreuse avec lui, ce qui rappelle fâcheusement, les blagues lourdaudes de Helena Hunting. Heureusement, le début du livre est plus provocateur qu’autre chose et Lauren Blakely va vite trouver son rythme de croisière pour cette comédie romantique sans aucune prétention mais efficace.

Le héros, Spencer, est donc un beau gosse, fils d’un riche orfèvre new-yorkais, sans le moindre souci dans la vie sauf de choisir avec quelle fille il va passer la nuit. Tout lui a réussi et il travaille avec sa meilleure amie, Charlotte. Tous deux possèdent des bars et s’amusent comme des petits fous. Mais, un beau jour, Spencer va devoir faire semblant quelques temps d’être un garçon rangé et traditionnel et ne trouve pas de meilleure idée que feindre des fiançailles… avec Charlotte, qu’il oublie de prévenir au passage. Heureusement, elle va se révéler très accommodante.

La place est largement laissée au rire, davantage qu’à la vraisemblance. Evidemment, tout cela ne tient guère debout mais finalement, on peut se demander si le subconscient de Spencer ne l’a pas poussé à trouver un moyen de se rapprocher de sa meilleure amie ! Toujours est-il qu’ils vont se retrouver embarqués dans une liaison très officielle qui doit être convaincante et qui doit faire oublier le passé ( très frais encore !) de Spencer.

Il n’y a pas l’ombre d’une intrigue compliquée dans cette histoire. Tout est centré sur les quelques jours où ces deux là doivent jouer le jeu. Ce qui fonctionne est la totale décontraction de l’auteure qui joue à fond la carte du rire et de la sensualité. Quand on a fini de sourire, c’est pour s’éventer car les scènes de sexe sont intenses entre ces deux là. La déception vient sans doute que Spencer qui prend la parole n’a rien à voir avec un Drew, son incroyable aplomb mais son vrai panache. Spencer est moins spirituel, moins intelligent, moins séduisant. L’auteure évite cependant l’écueil dangereux de la vulgarité et la multiplication des blagues sur la longueur de son sexe que certains ne savent pas nous épargner !

Ce n’est pas la romance du siècle mais ça se lit très facilement, le sourire aux lèvres. C’est en réalité une banale romance du passage de l’amitié à l’amour du point de vue d’un homme parfaitement aveugle, ce qui n’étonne guère d’ailleurs !

Wrap Up

  • 7/10

Pros

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